Auprès et au pied de mon arbre

J’aime bien photographier les arbres.  Et varier les cadrages et les points de vue.  Aujourd’hui, ce sera un exercice de saison. Les arbres morts.

Dans le centre de la nature du Mont saint-Hilaire, propriété de l’Université Mc-Gill de Montréal, on laisse la nature faire son oeuvre. Les arbres morts, déracinés, sont laissés sur place.

Ça donne au photographe des prises de vues plus intéressantes que des tas de bois sciés et encordés.

 

J’ai volontairement choisi un traitement froid et avec une faible saturation des couleurs pour ces prises de vue faites au Tamron 17/50mm f2.8

Qu’en pensez vous?

Si tu vas à Rio, n’oublie pas de monter là haut.

Monter là haut, ça faisait un bail que j’avais envie de remonter sur la montagne.

Oui, oui, il y a des montagnes au Québec. Oh bien sur, c’est moins haut que celles de la Haute-Savoie, ou que celles de l’Himalaya, Mais c’est raide parfois.

Je disais donc que ça faisait un moment que je voulais remonter là haut. Tout en haut du Pain de Sucre.  C’est une montagne que j’aime bien.  Elle domine la petite ville de Mont Saint-Hilaire et sa voisine Otterburn Park.

Est-ce à cause de Pain de sucre, que tout le long de la montée, que Dario me serinait les oreilles avec sa chanson d’une autre époque: Si tu vas à Rio, n’oublie pas de monter là haut…  Le temps n’était pas à la plage, et les bords du lac Hertel n’avaient rien de Copacabana.

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Une houlette ( petite houle…) jouait avec les feuilles mortes, pendant que les nuages couvraient les sommets.

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Un vent rageur s’évertuait à vouloir faire tomber les dernières feuilles mortes.

 

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Arrrivé en haut, pas de petit village caché sous les fleurs sauvages. Pas de cariocas, pas de filles à la taille fine, Rien que quelques rochers, et une ambiance très automnale.

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Et un arbre curieusement décoré:

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Et pendant ce temps là, tout en bas du pain de sucre, la vie continue

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Bonne fin de semaine à toutes et tous.

 

 

 

 

 

 

Un cimetière, c’est un monde étrange.

En monde étrange.  Beaucoup se sentent mal dans un cimetière. C’est un peu logique,  c’est tout de même moins gai qu’une pouponnière, mais bien plus calme.

J’aime bien me promener dans le cimetière sur la montagne. La montagne, c’est le Mont Royal.  Le cimetière est grand.  Les tombes ont de la place, (non, je ne vais pas dire « pour respirer.. »).  Ça ne fait entassé comme dans certains cimetières.

On a même laissé de la place pour des fleurs. Oh pas des fleurs en pots, comme celles qui vont bientôt fleurir sur les tombes en Europe, pour la Toussaint.

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Cliquez pour mieux profiter du décor…

 

Où que l’on se promène, l’on voit des choses surprenantes, dans ce cimetière là.  Les feuilles mortes (ben oui… ) qui se mirent dans le dos des tombes:

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Je me suis demandé quel roi  avait abandonné là, sa couronne:

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Je me suis aussi demandé quelle vision l’on avait d’en bas:

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Je me suis aussi demandé pourquoi, alors que dans beaucoup de parcs les chiens sont interdits, ils sont autorisés dans ce cimetière.  Je ne sais pas si c’est une bonne idée….

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Et vous? vous en pensez quoi?

 

suis fanatique de panoramiques

En fait, pas fanatique, mais parfois, selon les endroits vers lesquels mes pas m’ont porté, j’aime bien m’amuser avec des panoramiques.

Comme le nom l’indique, un panoramique nécessite un panorama. ( Monsieur de la Palice ne dirait pas le  contraire….)

On peut voir, que depuis le belvédère du chalet du Mont-Royal, le panorama attire, malgré le temps frisquet de cette presque fin d’octobre.

Pour faire un panoramique, il faut donc un panorama, un appareil photo, de préférence sur un trépied et l’envie de s’amuser avec un logiciel idoine.  Comme je ne disposais pas de cet Idoine, là, je me suis contenté de Ice.  Ice pour Image Composite Editor. C’est un logiciel gratuit de Microsoft qui est capable de faire concorder (si vous préférez, matcher) des images prises successivement comme dans l’exemple ci dessous.

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On va me faire remarquer que certains appareils photos sont capables de faire ça automatiquement.  Je sais, mais d’une part, mon appareil, lui ne sait pas faire ça (rien n’est parfait..). Mais d’autre part j’aime mieux faire ça moi même (myself, je déteste les selfies)

Dans l’exemple ci dessous, j’ai poussé la malice jusqu’à faire les photos  en format portrait, et bien le programme y est arrivé: 6 photos de 24 mégapixels pour en faire une qui fait plus de 120.  J’ai dû réduire cette image pour pouvoir vous la montrer.

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Cliquez pour voir en grand, je trouve ça étonnant. On voit même les montagnes.  Le mont Saint-Hilaire au milieu sur lequel on devine encore des couleurs.  Ça me fait penser que cette année je n’ai pas fait de photos d’automne là bas.

Qu’en pensez vous? Avez vous déjà essayé Ice?

Bonne journée à toutes et tous

Dis, P’pa, tu connais Salgado?

« Dis P’pa, tu connais Salgado? »

« Tu parles, si je connais, Salgado »

L’autre jour, mon fils m’appelle au téléphone et me demande si je connais Salgado.
Je lui demande « le photographe? »

Mon fiston venait de découvrir Sébastiao Salgado.
Ça tombait bien, je venais de lire un article à propos de ce photographe génial et d’un autre génie, un cinéaste.

Deux magiciens dans leurs domaines respectifs.

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Wim Wenders, un chevelu, récompensé de nombreuses fois pour des films comme les Ailes du désir, Paris-texas, que beaucoup ont vu et revu de nombreuses fois.
Né en 1945, en Allemagne, il n’a jamais étudié la photographiem, mais a commencé à en faire vers six ou sept ans, avec son père comme « professeur »
L’un de ses meilleurs souvenirs dans sa vie de photographe, c’est lorsqu’il a découvert un Plaubel Makina 6×7 dans un magasin d’appareils photos usagés.
Son pire souvenir, de photographe, c’est lorsqu’il s’est fait voler tous ses appareils, y compris le Leica que son père lui avait donné.

 

 

sebastiao-salgadoSébastiao Salgado, un beaucoup moins chevelu, magicien du noir et blanc. Né en 1944 au Brésil, il fait des études en économie, notamment à Paris. C’est comme photographe qu’il s’est fait connaitre.
Comme Wenders, Salgado a été de nombreuses fois primés pour ses oeuvres souvent faites en moyen format, en Tri X ou T-max.

 

Et maintenant, imaginez, la cerise sur le sunday,  Wim Wenders a réalisé un film sur Sébastiao Salgado.

Le sel de la terre.
J’en salive déjà.

À l’occasion de la sortie du Sel de la terre, il va s’écrire des tonnes de choses sur ces deux personnages.

Je vous suggère de lire un article de « Première, Salgado s’est vite rendu compte que la couleur mentait » Intéressantes réflexions d’un cinéaste à propos
du noir et blanc et de la couleur.

Avez vous envie de voir ce film de Wenders?

 

Bon, j’essaye encore, j’insiste.

Cela fait plusieurs fois que je tente un exercice photographique et que les résultats ne me conviennent pas.

Je veux photographier le vent.

Certains diront que  comme le vent, d’un certain côté c’est du vent,

Il ne faut pas manquer de souffle pour s’attaquer à ça.

Comment faire? Utiliser une vitesse d’obturation rapide? Cela fige le mouvement, rend les choses statiques.

Photographier avec une vitesse lente pour avoir un bougé qui indique le mouvement? Oui, mais il faut des parties nettes pour montrer que la photo n’est pas qu’un raté.

J’ai essayé en plan large, puis en plan serré, même au téléobjectif.

C’est en levant les yeux au ciel en me disant « laisse tomber, ça fonctionne pas » que j’ai eu l’idée d’un autre essai.  L’appareil tourné vers le haut.

Ça donne ça:

Laquelle vous semble la plus évocatrice du vent?

Et  pensez vous qu’il me vaut mieux laisser tomber (pas les feuilles, elles tombent même sans l’aide du vent)?

Un modèle très coopératif

Quand on photographie des oiseaux, il est assez peu fréquent que ceux-ci fassent preuve de bonne volonté pour se laisser poser quand ils consentent déjà à se poser.  Pour ceux qui ne comprennent pas le bon français d’icitte, poser veut dire photographier.  Exemple: je l’ai posé pendant sa pause. En bon franglais, l’on aurait pu dire « shooter » ex: J’ai shooté le ballon en vol.

Là j’ai l’impression que je m’éloigne de mon sujet, qui était photographier un oiseau au téléobjectif pour se rapprocher de lui.

Revenons à nos oiseaux.

L’autre jour, comme je vous en ai déjà parlé, j’ai rencontré des oiseaux très curieux et pas du tout farouches. Des mésangeais. Le Mésangeai du Canada est communément appelé geai du Canada ou geai gris. En anglais, il est également connu sous les noms de « whisky jack » et de « camp robber ».

 

Je dois dire que c’était la première fois que je pouvais poser un oiseau avec mon Kodak (c’est un Canon Eos 7D, mais icitte, tout appareil photo est un kodak, comme tout réfrigérateur est un Frigidaire). Certaines fois, j’étais trop près avec le 70/200.

Mais quel plaisir.. Les détails sans avoir à recadrer l’image.

Qu’en pensez vous?

Bonne journée à toutes et tous

 

 

Ça ne marche pas à tous les coups

En photographie, aussi, on essaye parfois des choses qui ne fonctionnent pas.

Prenez par exemple, la transformation d’une image couleur en noir et blanc.  Je me pose souvent la question de savoir ce qui pouvait poser problème aux photographes qui n’avaient que de l’argentique noir et blanc à se mettre sous l’objectif.  Pour ça, tout bon logiciel que ce soit Lightroom, Photoshop ou autre, permet de constater de visu sans avoir à remonter dans le temps.

Et bien, les couleurs d’automne sous la frondaison,  ça ne marche pas.

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Aucune perception possible de la magie des teintes chaudes. J’ai essayé plein de réglages possibles, rien à faire.  Tout le monde sait que là où l’automne est le plus beau, c’est au Québec ( un peu dans le Vermont aussi, c’est vrai !). Ici, n’en déplaise à nos cousins de France, c’est vraiment magique.  Dans l’hexagone, c’est plus terne, moins explosif.

C’est quand même formidable, la couleur et le numérique, ça permet de prouver une affirmation.

Avant, du temps du numérique, affirmer que les couleurs c’est plus beau icitte m’aurait attiré des réponses du genre « bofff, c’est toi qui le dit »

Et oui, aujourd’hui, je peux le prouver. L’automne au Québec, c’est le plus beau.

La preuve:

Cette année n’est pas la plus belle pour les couleurs. Il semble qu’il y ait beaucoup moins de rouge que l’année passée.  Sans doute la conséquence d’un automne sans trop de nuits de gel.

J’espère ne pas avoir trop égratigné la fierté de mes anciens compatriotes.  Consolez vous, vous n’avez pas les plus belles couleurs d’automne, mais il vous reste Hollande et Royal…

Bonne journée à toutes et tous

 

Cé mon P’pa ké l’plu for….

-Cé mon p’pa ké l’plus for..

-Mais non, petit, pas vrai. C’est la nature qui est la plus forte..

-Ben là, mon p’pa y chauffe un gros truck, un 18 roues, pis m’appelle pas petit, chu pas p’tit

-Oui, gamin, mais c’est quand même la nature la plus forte

-Be, si té si malin, di moi kesse kel fait mieux la nature

-Regarde bien, petit,Regarde bien,dans le goudron là-bas
Y’a la vie qui s’en vient..

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-Ben, y’a rien là…

-Tu vois, petit, la nature elle commence comme ça. Une petite graine.

-Comme la petite graine que maman a dit que papa a mis?

-Oui, un peu comme ça.mais la nature elle est têtue. Elle continue, elle insiste

et ça finit comme dans la cour de l’école.

-Bientôt la nature elle aura remplacé le goudron par de l’herbe. Comme ça pas besoin de poser une pelouse synthétique.

-Ouin..
-Et t’en dis quoi, petit?

-M’appelle pas petit..

Dans un livre d’Hubert Reeves, Compagnons de voyage, un passage du chapitre « cantate du minéral et du végétal » avait retenu mon attention.
C’est en voyant le goudron de la cour d’école digeré par de l’herbe que j’ai repensé à ce livre.
« Les capacités d’adaptation de la vie sont proverbiales. Il suffit pour s’en convaincre d’observer les faunes et les flores de notre planète. Il n’y a ratiquement
pas d’endroit où la vie n’à pas réussi à s’implanter. Ainsi en est-il des déserts les plus secs, comme des étendues glaciaires des régions polaires. Les astuces les plus extravagantes sont mises en oeuvre pour permettre aux plantes et aux animaux d’y installer leurs niches »

Vous êtes vous demandé si après la disparition de l’humanité sur la terre, la nature finira par effacer toute trace visible de son passage?

Bon dimanche à toutes et tous.

Ps, mes excuses à J. Brel pour l’emprunt…

 

Picnic avec les mésangeais du Vide-bouteille

Carole Chollet (je vous recommande son blogue) dans un récent commentaire écrivait :

« ces noms venus de si loin, qui créent une autre forme d’ atmosphère , très émouvante »

Il est vrai que des noms d’endroits dans le parc de la Mauricie ( comme souvent au Québec) sont étonnants et évocateurs. On peut se poser bien des questions à propos de l’origine de ces mots.

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Lac Édouard, Étienne, Bouchard, il n’y a pas là de quoi surprendre.

Lac du fou fait se poser des questions, tout comme lac écarté.  On utilise souvent « écarté » ( ne pas confondre avec « écartillé ») pour parler de quelque chose de perdu.  Bizarre, le lac écarté.

Lac Modène, y aurait-il un lien quelconque avec l’Italie du nord? Sans doute pas.

Lac du caribou. Étonnant aussi quand on sait qu’il existe peu de chances de rencontrer des caribous en dessous du 50° parallèle ( à part en Gaspésie).   Quelques recherches nous apprennent que le caribou forestier était présent jusqu’en 1930 dans les Laurentides et dans les forets de Mauricie.

Mais la palme du plus bizarre revient à l’endroit appelé Vide-bouteille. Nulle trace de récupération de bouteille vide, ni de bistrot. Alors d’où vient ce nom? Je n’ai rien trouvé qui l’explique.  Ça ne va pas me faire renoncer  à vous présenter quelques images de mon pique-nique au Vide-bouteille. Une halte casse-croûte très vite animée par un va et vient incessant d’oiseaux envahissants.   À partir du moment, où j’ai laissé traîner un bout de pain, ça n’a pas arrêté…

Bonne journée à toutes et tous.