Un paysage sculpté par le vent.

Je suis retourné voir si je revoyais la chouette harfang des neiges que j’ai eu tant de plaisir à photographier.

Pas de chouette en vue.  Rien que la plaine.  C’est plate la plaine, diraient certains. Oui, c’est plat la plaine, mais pas plate (ici, plate peut signifier « sans intérêt », exemple: l’école c’est plate). En regardant bien, la plaine ça peut offrir des choses intéressantes à voir.

Une plaine, la neige..

« Après la plaine blanche une autre plaine blanche. »

Du vent..

 » La froide bise
Sifflait ; sur le verglas, dans des lieux inconnus. »

Et ça donne des sculptures crées par le vent.  Pour un peu on se croirait dans un désert de sable.

Tout le monde a reconnu les mots tirés d’un poème de Victor Hugo.

« Waterloo morne plaine… » Penser à Hugo  en marchant dans une plaine du Québec, c’est amusant.  Amusant, parce que Waterloo n’est pas loin de Montréal.  Quelques dizaines de kilomètres.  Il y a une petite ville des cantons de l’Est, qui s’appelle Waterloo.   Quand on sait que Waterloo fut fondée en 1793 par des Loyalistes anglais qui ont perdu la guerre d’indépendance américaine, mais elle ne portait d’abord pas ce nom. C’est à Hezekiah Robinson, que la ville doit son nom, car c’est lui qui a proposé d’adopter le nom de la ville où Napoléon a rencontré son Waterloo.

Ça doit faire enrager bien des Québécois. Les francophones anglophobes…

Bon ouiquande à toutes et tous

 

 

 

Moi,l’hiver j’en profite.

Oui, j’en profite avant qu’il soit fini.

Je sors, je profite de l’air pur et frais. (frette disent certains.. (des vraies moumounes, les ceusses qui disent ça))

Faut en profiter, parce qu’il est bientôt fini. Nous sommes déjà rendus en fin du mois de janvier. Déjà trois mois d’hiver derrière nous.

Je vais faire des photos dans la neige,  je photographie le givre sur mes fenêtres quand je les ai mal fermées. Je profite de l’hiver avant qu’il soit fini.

Remarquez, quand je dis que l’hiver est bientôt fini, c’est parce que je veux être positif.  En fait.  nous avons eu, à ce jour 111,4 cm de neige à Montréal. La moyenne annuelle étant 217cm,4. Il ne nous reste donc plus que 103cm,9 à recevoir..  Pis en général fin mars, on peut dire que le plus gros est passé.  Bon, oui, il y a des exceptions. 9 Avril 2000, il est tombé 37cm à Montréal et 21 cm en 1963. Quelle date en 1963? Le 10 mai….

Ah, je suis content, l’hiver est bientôt fini…

Et chez vous?

Bonne journée à toutes et tous

 

Mon tout premier Bubo

Avez vous remarqué comme les premières fois, sont mémorables.

Le premier cri, la première dent, le premier pas, le premier émoi, j’en passe et des meilleures.

Ce qui est fantastique c’est que même en avançant en âge, on peut encore avoir des premières fois.

L’autre jour, c’était mon premier Bubo. Bubo scandiacus c’est l’harfang des neiges, ou chouette harfang.  Ça faisait longtemps que j’en rêvais (ça aussi c’est humain de rêver des premières fois…) et je l’ai trouvé :

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Perdu au milieu d’un champ enneigé (c’est dans les coins enneigés que l’on trouve l’hargang des neiges) et perché sur un tas de branches qui lui faisait un promontoire.

Un superbe oiseau.  Celui-ci est soit un juvénile, soit une femelle. Je ne suis pas assez expert en Bubos pour me prononcer.  Il (ou elle ) est restée longtemps immobile (moi aussi) à regarder pour voir si son repas voulait montrer le bout de son nez.  Parfois il me faisait penser à une poupée russe.

 

Pour en savoir plus sur la chouette Harfang, c’est ici 

 

Bon dimanche à toutes et tous

 

Peinture et photographie numérique.

Peinture et photographie numérique.

One more time, comme disent certains.

J’ai souvent été tenté de chercher des points communs, des différences entre la peinture et la photographie.  Ma récente visite au musée des beaux arts de Montréal, m’a encore poussé à cogiter.

C’est une toile en particulier qui m’a donné à penser:

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Elle est l’oeuvre d’un peintre belge, Théo Van Rysselberghe (1862-1923). Plage à marée basse à Ambleteuse, le soir (huile sur toile, 1900).

En m’approchant très près, on ne peut qu’être étonné par la technique du peintre. Une multitude de points de couleurs.

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Pas surprenant que l’on appelle cette technique picturale, le pointillisme.    La ressemblance avec les pixels dans une photographie numérique étonne, m’étonne.

Quand on apprend  que le pixel (souvent abrégé px ou p) est l’unité de base permettant de mesurer la définition d’une image numérique matricielle et que le nom provient de la locution anglaise picture element, qui signifie élément d’image, on a envie de dire « mais c’est bien sur…. »

Bien souvent je suis en admiratif devant la patience des peintres.  Des heures, des heures pour une toile, alors qu’avec une photo,  quelques secondes suffisent.  Mais là, en plus, peindre point par point,  ça m’impressionne ( les impressionnistes ont fait naître les pointillistes).

Moi, qui ne suit patient que lorsqu’il s’agit d’attendre qu’un oiseau tourne l’oeil du bon coté, je me suis demandé s’il est possible de faire du pointillisme avec son ordinateur:

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(image cliquable)

Avec Photoshop élément, on peut. Enfin on peut essayer. Mais finalement, le pointillisme, je ne suis pas assez ni patient, ni pointilleux, alors je vais laisser ça aux vrais artistes.

Qu’en dites vous?

Bonne fin de semaine à toutes et tous.

ps, l’autre jour, un lien ne fonctionnait pas:

 http://www.slate.fr/story/81981/photographes-pas-photos

Les découvertes d’Anne Hekdotte.

Au musée des beaux arts de Montréal, Anne Hekdotte (je sais, je sais, ça fait un peu « ado » comme personnage…) a vu plein de choses étonnantes.

En voyant ça:

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Anne pensait que les billets d’avant avaient plus de classe que ceux commandés par internet et imprimés à la maison..

 

En voyant ça:

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Anne essayait d’imaginer ce que Raoul Dufy penserait en voyant cette dame le copier avec cette machine bizarre.  Anne, elle, pensait que la dame avait de belles mains.

 

En voyant ça:

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Anne Hekdotte pensait que la rayure est toujours très mode..

 

En voyant ça, à l’étage « art moderne » du musée:

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Anne se disait que la violence aussi est restée très tendance..

 

Et en voyant cette très grande toile d’un artiste Montréalais et intitulée « deux bandes de bleus, deux bandes de gris » :

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Anne se disait qu’elle aimerait que quelqu’un lui explique..  Elle ne comprend pas. (moi non plus d’ailleurs, alors si quelqu’un peut m’expliquer..)

Bonne journée à toutes et tous.

Si vous passez par Montréal,  visitez ce musée.  Ah bien sur, ce n’est pas le Louvre, ni le Metropolitan, ni l’Ermitage, mais il mérite la visite.

À quoi pensent les photographes qui ne prennent pas de photos?

À quoi pensent les photographes qui ne prennent pas de photos?

Il leur arrive de se demander pourquoi d’autres prennent des photos.

J’ai passé une bonne partie de ma journée au Salon des beaux arts de Montréal. Il y a en ce moment une très belle exposition. De Van Gogh à Kadinski.  Une bien belle journée, une belle exposition.

J’avais pris mon appareil photo.  Non, pas pour faire des photos des toiles.  Elles sont toutes visibles sur le site du Musée. J’avais prévu de faire des photos dans le métro.  Finalement, j’ai fait plus de photos de visiteurs photographiant les toiles.

 

En les voyant faire ces photographes là, je me posais la question de savoir pourquoi. Pourquoi photographier toutes les toiles (sauf celles spécifiées non reproductibles)?  Pour montrer qu’on est allé au mbam?

J’ai repensé à un article qui m’avait beaucoup intrigué. Paru dans « le monde »

« Déjà Rimbaud se plaignait des ruissellements fastidieux de photographies (dans une lettre de 1871 à son ami Paul Demeny). Déjà Italo Calvino se moquait en 1955 de «la folie de l’objectif», la frénésie de tout photographier qui s’emparait de centaines de milliers d’Italiens les dimanches de printemps. Que dire aujourd’hui devant la prolifération du numérique, l’abondance des smartphones, la  glorification des selfies? »

Ce très bon texte raconte la démarche d’un photographe :

« Et un jour, devant un très beau lever de soleil, il décide de seulement le contempler et ne se lève pas pour le photographier. Un jour, donc, il refuse délibérément de photographier, il préfère regarder plutôt que viser, jouir plutôt que posséder, imprimer un souvenir dans sa mémoire plutôt qu’une image dans un album ou un fichier. »

C’est à tout ça que je pensais hier en voyant des visiteurs-trices parcourir l’exposition presque au pas de course, photographiant chaque toile, puis le texte qui l’accompagne.

Peut-on voir correctement et photographier?  Y a t-il des moments ou prendre une photo va nuire au plaisir de voir?

J’aime beaucoup l’histoire d’Alessandra Sanguinetti: autre lien ici

 » Chaque jour, la photographe américano-argentine dit prendre au moins deux photos imaginaires entre son pouce et son index: des photos de sa fille, de sa famille, de ses amis, de scènes qu’elle ne veut pas interrompre, dont elle ne veut pas se distancier en se plaçant derrière son viseur, ou qu’elle ne veut pas rendre davantage mélancoliques en les transformant en images photographiques. »

Qu’en pensez vous?

L’article est à lire icitte (oups….):  Les photographes qui ne prennent pas de photos.

Bonne journée à toutes et tous