Un couple haut en couleurs

Monsieur et Madame Cardinalis Cardinalis sont vraiment étonnants. Ils ont des couleurs quasi tropicales. Et pourtant, même si on peut le trouver jusqu’au Mexique, il est fréquent au Québec, même en hiver.  Cela fait pas mal de fois que j’en photographie, mais jamais encore avec le mâle et la femelle sur la même branche. La maladie de la monoparentalité aurait-elle frappé aussi les oiseaux?

S’il est une « chasse » photographique qui offre parfois de beaux ratés, c’est bien celle des oiseaux.

Là, il est déjà parti:

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Et ici, l’autofocus a été distrait pendant que monsieur sautait en l’air:

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Bonne journée à toutes et tous

J’ai besoin de vos lumières.

N’est-il pas logique, lorsque l’on aime la photographie, d’avoir besoin de lumière.

Aujourd’hui, c’est même de vos lumières dont j’ai besoin.

Il y a une technique en peinture qui me fascine.  Le clair-obscur, chiarosocuro en italien.

« Le clair-obscur est une pratique artistique permettant de produire sur le plan de l’image des effets de relief par la reproduction des effets de l’ombre et de la lumière sur les volumes perceptibles dans l’espace réel. »

Ce qui m’attire dans cette technique, c’est le fait qu’aujourd’hui, nous semblons avoir besoin de beaucoup de tout.  Beaucoup de fric, de musique à fort volume, et beaucoup de lumière.  Tout autour de nous est sur-éclairé.

J’ai été curieux de voir ce que cela donnait en photo.  Mon problème, c’est qu’il semble que lorsque l’on parle de clair-obscur, on peut aussi parler de  ce qui est décrit comme le contraire du clair-obscur: « À l’inverse, on parle de ténébrisme lorsque des parties claires côtoient immédiatement et sans dégradé des parties très sombres »

J’ai besoin de vos lumières, d’après vous, les photos qui suivent c’est du clair obscur ou du ténébrisme?

Qu’en pensez vous?

Pour info, Mode de prise de vue Exposition manuelle, Tv(Vitesse obturateur) 4secondes, ouverture (Priorité à l’ouverture) 13, Mode de mesure Mesure spot,Sensibiltié ISO 100, Objectif 17-50mm,Focale 37.0mm,Qualité de l’image RAW, Balance des blancs  Auto, Mode AF Mise au point manuelle.

Bon dimanche à toutes et tous

Sizerins ou roselins?

Ah,  quel cauchemar pour  un ornithologue néophyte, être capable d’identifier un oiseau.  Cela peut paraître élémentaire pour les spécialistes, mais c’est plus difficile qu’il n’y paraît.

Tenez, même les choses simples.. Un oiseau, premier critère, ça vole.  Et bien non, pas tous. Ah, on est mal partis!!

Après, la couleur.  C’est facile te diront les pros de l’ornitho.  Par exemple, le cardinal, c’est rouge.  Et ben non,  pas tous, pas la femelle, et pas les jeunes.

En plus, il y a ceux dont la couleur varie selon la saison.  Ceux dont les mâles passent plus au rouge au printemps  (Remarque, il ne faut pas voir là, un comportement exclusivement masculin. Chez les humains, les femelles passent aussi parfois au rouge).

Ah que j’admire les spécialistes des oiseaux!! Celles et ceux qui sont capables (sans aucune aide) de reconnaître l’espèce, le sexe, l’âge d’un oiseau parfois seulement à son chant.  Ça me fascine autant que ces sommeliers ( oui, oui , sommelières, itou) capables de tout dire d’un vin en le reniflant. Le nom, l’origine exacte, l’âge du vigneron et l’humeur de la vigneronne.

Pour moi, arriver à différencier un sizerin (flammé) d’un roselin (pourpré), c’est tout un défi..

Et vous êtes vous capables de les identifier?   Un indice? Facile,  Le roselin est plus grand que le sizerin. Il peut mesurer jusqu’à 16cm contre seulement 15cm pour le roselin…

Ps, J’en connais au moins deux (de vraies pros) qui sont dispensées de répondre.

Bonne journée à toutes et tous.

 

Le poids des mots, le choc des photos. Encore…

C’est un hebdomadaire bien connu qui utilisait ce slogan il y a assez longtemps.

Aujourd’hui encore, on se rend compte que tout est affaire de nuances.
Il faut faire attention avec les mots, (avec le poids des photos aussi, sinon la carte déborde).
Certains pèsent même les mots comme le boucher de Raymond Devos en mai 68:
« J’ai vu un boucher peser ses mots… en faire un paquet… et le jeter à la tête du service d’ordre en criant :
— Mort aux vaches!
 »

C’est à ça que je pensais la semaine passée: le choix des mots.

Il y avait beaucoup de monde dans la serre des papillons.
Du monde et du bruit. Ça caquetait fort.
Chez les cactées, par contre, le grand silence, le calme.

Moi, j’aime bien le calme, les cactus aussi.
Je me demande pourquoi les gens semblent plus aimer les papillons que  les cactus.
Pourtant c’est beau un cactus.
Et c’est plus facile à photographier qu’un papillon.

En cherchant dans le calme une cactacée photogénique (j’ai mis « une » parce qu’un nom pareil, ça ne peut-être que féminin, non?) et bien disposée (par rapport à la lumière), je me demandais pourquoi on qualifie de succulentes certaines de ces plantes.
Est-ce parce qu’elles sont bonnes au goût? Sucrées peut-être..
Et j’ai fini par trouver une plante à photographier.
Pas vraiment une plante grasse, ni sans doute une succulente.
Trop menacante pour être succulente, je crois.
C’est comme ça que j’ai décidé d’appeler cette photo:
Les dents de l’amère. Ah, les mots….

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Bonne journée à toutes et tous

 

Il faut soigner les papillons

Je  suis retourné voir les papillons photographiés la semaine passée et dont j’ai déjà publié quelques images.

Je suis retourné les voir avec l’envie de mieux les traiter.  J’ai passé plus de temps à les cajoler avec le pinceau de Lightroom.  Mis plus de soin à caresser leurs courbes de tonalités.  Ça donne une vision différente d’un même sujet.

Merci de me dire ce que vous en pensez.

Bonne journée à toutes et tous

 

Les dernières et commentaires…

La fin de l’hiver approche.  Le printemps est là…

C’est ce vendredi, à 18 h 45, le début officiel de l’équinoxe du printemps.

Enfin presque…  Mais avec l’hiver qui s’en va, c’est aussi le harfang des neiges qui va aller plus au nord.

Je me demande si je dois me réjouir de la fin de l’hiver ou regretter que ce bel oiseau quitte le Québec..

Et si nous parlions de critiques dans les commentaires. Mon « lointain cousin » de Thaïlande Jean-Marie  et  Donlope  ont posté des commentaires sur ma dernière série sur les papillons.

jeanmadis écrit:  « Je trouve cette assez inégale, en effet certaines images sont très réussies, tandis que d’autres, pas vraiment; ce qui donne une série assez inégale en qualité. » et semblait presque s’excuser de faire cette « critique ».

Il n’y a pas de quoi être gêné de dire ce que l’on pense. Ça me fait plaisir d’avoir des avis critiques.  Surtout qu’après avoir posté la première série des papillons, et l’avoir mieux regardée,  j’ai regretté d’avoir voulu faire vite.  Certaines images ne me plaisent pas non plus.

Tout ça pour dire, que les commentaires sont les bienvenus, les critiques constructives aussi.  C’est l’avis des autres qui permet de comprendre comment nos photos  sont perçues.

Bonne fin de semaine, bon début de printemps  à toutes et tous.

 

Presque tous les ans..

Presque tous les ans quand arrive la fin du mois de mars,  qu’il fait encore froid dehors, (-8° ce matin), l’envie d’aller photographier la neige, le frette n’est plus là.

Alors, tu cherches d’autres sorties photographiques.. au chaud.

Quoi de mieux que la chaleur des serres du jardin botanique, et ses papillons en liberté. C’est un peu du sud à Montréal.

Mais quand cela fait plusieurs fois que tu fais la même sortie, il devient difficile de faire « autrement ».

C’est ce que j’ai essayé de faire ce matin.  Utiliser les contre jours,  soigner les cadrages et oublier le flash.

Est-ce réussi à votre avis?

Bonne journée à toutes et tous.

Expression « donner à voir »

C’est une expression qui me plait.   Il y a passablement de temps que je m’en sers.

Tout ce qui tourne autour de « voir » m’intrigue.  Quel photographe n’a pas entendu quelqu’un, une fois, lui poser la question « comment tu fais pour voir? »

Une photographe que j’aime bien, utilise « regarde voir » en titre de son blog. Ça me fait penser à cette formule que mon père utilisait souvent pour attirer mon attention:  « écoutes voir ».

Le « donner à voir »,  je ne savais pas trop où j’avais déniché ça.  Jusqu’à ce que des commentaires sur mes « sculptures de neige sale » ma fasse penser à un livre que j’aime bien.

En préface, il est écrit ce qui suit:

« Ce livre est né d’une rencontre dans le Sahara, au sud de Tamanrasset. Assis dans le sable, je parlais des étoiles à un groupe de voyageurs.  Au-dessus de nous, splendide, la Voie lactée se profilait d’un horizon à l’autre.

Parmi les spectateurs, une dame particulièrement passionnée ne tarissait pas de questions.  Plus tard, j’ai eu l’occasion de faire sa connaissance.  Photographe depuis des années elle traque la beauté du monde. Elle parcourt notre planète dans des conditions quelques fois bien inconfortables.  De ces multiples périples, elle a ramené une collection d’images superbes. 

L’œil  du photographe est celui qui, d’un contexte apparemment banal, extrait des images éloquentes.  Comme le poète (selon Tristan Tzara), il « donne à voir » là où rien ne semblait digne d’attention.  Ce qu’il a vu saute aux yeux. Mais seulement après qu’il nous l’a montré… 

Comme les questions les plus simples sont souvent celles qui nous mènent le  plus loin . pourquoi la nuit est-elle noire? Pourquoi l’univers est-il si grand?- les images les plus immédiates sont souvent porteuses de riches messages. Une plante à demi asséchée dans le désert saharien, une toile d’araignée perlée de la rosée du matin laissent devnir des correspondances aux dimensions cosmiques.  Muettes, elles nous parlent un langage que, selon le conseil avisé de Charles Baudelaire, il nous faut tenter de déchiffrer. »

Celui qui écrit ça, c’est Hubert Reeves.

La photographe c’est Jelica Obrenovitch.

Le livre c’est « Compagnons de voyage » .

C’est étonnant. Ce bouquin que j’ai depuis plus de vingt ans,  parlait en préface de la vision du photographe bien avant que cela ne me passionne.

 

Ce qu’il a vu saute aux yeux. Mais seulement après qu’il nous l’a montré… 

Qu’en pensez vous?

 

Le poème dont parle Reeves c’est un extrait d’Élévation de C Baudelaire:

« Heureux celui qui peut d’une aile vigoureuse
S’élancer vers les champs lumineux et sereins; 

Celui dont les pensers, comme des alouettes,
Vers les cieux le matin prennent un libre essor,
– Qui plane sur la vie, et comprend sans effort
Le langage des fleurs et des choses muettes! »

Bonne journée à toutes et tous

Fin d’hiver dans l’centre d’achat.

Au Québec, nous avons l »hiver, et les centres d’achat.  Les centres d’achat sont des temples du magasinage. Ici, on ne fait pas des courses, on fait son épicerie, on magasine.  Pour se rendre dans ces centres d’achat, on prend son char, obligatoirement.  L’hiver pour dégager des places pour les autos, des gros engins de chantier tassent la neige en de gros tas, dans des coins du parking.

À la fin de l’hiver, la neige fond.  C’est étonnant.  Pas franchement esthétique, mais ça permet de faire des photos surprenantes.

Les photos ne sont pas de cette année.   Là, je suis fatigué de la neige, je ne peux plus la voir, même en couleurs.

Bon dimanche à toutes et tous

Dans la famille des Picidés, il y a de quoi faire.

Oui de quoi faire des photos, et encore des photos. On dénombre 234 variétés de pics dans la famille des picidés.  Des pics, presque de toutes les couleurs, dont on n’imagine même pas l’existence.

On a l’habitude ici au Québec de voir assez souvent le pic épeichette (rien à voir avec le blé d’inde.), le pic flamboyant. Mais j’ignorais tout de l’existence du pic à cravate noire ( à ne pas confondre avec le pic en deuil), du pic à dos cramoisi (pourtant il ne va pas souvent se faire bronzer au soleil), du pic à nuque rousse ( rien à voir avec les rednecks), du pic glandivore ( oh!!, pas d’idées tordues, svp..). ça en fait des pics… (pic et pic… passons!)

J’ai enfin presque réussi à ajouter à ma maigre liste de pics, le grand pic.  Le plus grand des pics d’ici. Jusqu’à 350grs.

J’espère le revoir dans de meilleurs conditions la prochaine fois.

Bonne journée à toutes et tous.

Le site Oiseaux.net vous donne la liste complète des picidés.   Ça vaut la peine d’aller voir.