En matière de photo aussi, il y a des jours avec

Et des jours sans.

Surtout avec la photographie de nature,

Et aussi de la faute du photographe.

Hier matin, grande balade dans la réserve faunique Marguerite d’Youville (merci Marguerite…) C’est un endroit où la nature te gâte, te comble.  De beaux sentiers,  et des animaux partout.  Des oiseaux, des mammifères et des insectes aussi.  Oui, des insectes,  des maringouins surtout. Mais pour ceux là,  pas de problèmes, un bon pschitt-pschitt, et ils n’insistent pas.  On dit que ces produits pour chasser les moustiques sont dangereux pour l’homme (la femme, je sais pas, ils ne spécifient pas).  Ils contiennent des pyréthrinoïdes qui seraient toxiques pour nous, humains.  C’est vrai ça.  Mais toxiques, ils le sont aussi pour les maringouins…

Hier matin, c’était donc un jour avec moustiques…  Et sans photos comme je les aime.   Ça a commencé avec mon monopied.  Un boulon vicieux (un boulon qui se dévisse) et voilà les photos au 640mm (200+doubleur de focale, + coefficient 1.6 (équivalence 35mm). ( J’ai l’impression d’abuser des parenthèses ce matin. (non?))))  hasardeuses pour les sujets lointains.

Au retour, autre déconvenue.  Et là, c’est la faute de mon 7D. Cet appareil, je l’adore.  Je le trouve  intelligent, enfin presque intelligent.  Et comme je n’ai ni téléphone intelligent, ni télé intelligente ni conjointe intelligente  je me sens moins dépourvu avec un appareil photo presque intelligent.

Mais il a un défaut qui m’énâââârve.  Il devrait connaître mes habitudes.  Pourquoi après un essai particulier, il ne soit pas capable de reprendre les réglages qui sont les miens dans 99% des cas? J’avais joué avec les formats d’image.  Hier en vidant ma carte, j’ai retrouvé toutes mes images en format S (même pas 4megs) et seulement en jpg.

La prochaine fois,  il faudra que je me souvienne, prendre un outil pour le monopied,  vérifier mes réglages. Ça m’évitera d’avoir à écrire 15 lignes pour dire que mes photos de la veille ne sont pas ce que j’aurai aimé vous montrer.

Bonne fin de semaine à toutes et tous.

Certains oiseaux ont des noms à coucher dehors.

Certains oiseaux ont des noms à coucher dehors. Et c’est assez logique dans la mesure où la plupart couchent dehors.

Mais tout de même, les noms donnés aux oiseaux sont souvent étonnants.

Je parle du nom français des volatiles.
On a l’impression que pour eux,  l’origine des noms est semblable à celles de noms de famille des hamains. Si je fouille dans l’histoire de ma famille, je vois qu’à une époque assez lointaine, 16e siècle, mes ancètres étaient très pauvres. Ils n’avaient même pas de quoi se payer un vrai nom de famille. C’était par exemple Pierre et l’endroit où il habitait. Pierre de la borne. Puis on a collé des adjectifs pour désigner la forme physique. Pierre legrand de la borne. C’est fascinant de suivre cette évolution.

Oui, mais quel rapport avec les oiseaux? Et bien c’est simple. Prenons les Tyrannidae, qu’en français on appelle tyrans (c’est à cause de leur sale caractère dominateur). Des tyrans, il y en a plein de variétés, (il y aurait même des tyrans domestiques, ici au Québec. On les appellent aussi les germaines.. (qui gère et mène…))
Souvent le deuxième nom collé à tyran désigne une particularité physique. Exemple: tyran à grosse tête. On comprend tout de suite pourquoi. Je peux aussi citer Mylarchus apicalis, le tyran à queue givrée. Ne me demandez pas pourquoi!! Ah, un que j’aime bien, Tyrannus melancholicus, le tyran mélancolique. Lui il n’a pas supporté sa séparation avec la tourterelle triste. Je vais oublier les tyrans avec des noms à coucher dehors, tel le griseotyrannus aurantioatrocristatus. Le pauvre. Essayez donc de signaler à une personne avec qui vous vous promenez..
« Oh regarde, un griseotyrannus aurantioatrocristatus »
« où il est? »
« parti… »
Parfois les noms sont vraiment bizarres.. Tenez, le tyran quiquivi, étonnant non? Et le tyran titri. Vous savez de quoi vient ce titri ou ce quiquivi? Parfois on batit en français un nom qui rappelle le chant de l’oiseau. C’est amusant.
Heureusement, on ne recense pas de tyrans qui font pipi, ni coincoin.

Bonne journée à toutes et tous.

 

Imprégnation ou fétichisme?

En faisant des recherches dans mes archives photos, je suis retombé sur quelque chose qui m’avait bien fait rire.  Les photos avaient été faites au Parc Safari à quelques kilomètres au sud de Montréal.

Pendant que ma fille et une de ses amies batifolaient dans la piscine, je m’occupas comme je pouvais.  Quand un oisillon au comportement bizarre avait attiré mon attention et ma lentille…

Le povrinet avait un comportement bizarre.  Il semblait très lié à des souliers (qui pourtant n’étaient pas à lacets). Il s’y collait  tellement qu’il semblait vouloir les enlacer.  J’ai tout d’abord pensé à Konrad Lorenz et à sa théorie de l’imprégnation :

 » Le phénomène d’empreinte ou « imprégnation » a été décrit par Konrad Lorenz chez les oies cendrées dès 1935. Celui-ci raconte avoir observé l’éclosion d’un oison, puis avoir voulu remettre celui-ci sous sa mère. Mais l’oison poussait des cris désespérés et s’entêtait à suivre le chercheur et non sa mère. Lorenz réitéra l’expérience avec d’autres petites oies et comprit alors que celles-ci considèrent comme leur mère le premier objet en mouvement qu’elles aperçoivent lorsqu’elles sortent de l’œuf. »

Ce petit oiseau était-il tombé, encore dans l’oeuf dans ces sandales? Après l’éclosion, prenait-il ces godasses pour sa mère?    C’est « platte » de prendre des godasses (même à talons) pour sa maman.. non?

À moins que ce vilain moineau n’ai été en fait un vilain fétichiste. Un fétichiste de la chaussure.  Il parait qu’on appelle  ça du rétifisme!!  Un oiseau atteint d’un vice.  Voilà tout une histoire.    Et s’il n’avait été qu’oisif, cet oisillon. (parce que vous savez, l’oisiveté est la mère de tous les vices..)

Décidément, elle est bizarre mon histoire, ça commence avec un oiseau qui a perdu sa mère et ça finit par la mère de tous les vices.  Bizarre.. Vous avez dit bizarre??

Qu’en pensez vous?

Le diable est aux vaches chez les pierregarin!

Lorsqu’on dit que le diable est aux vaches, ce n’est parce que les vaches sont soudainement possédées par Satan. En effet, cette expression prendrait son origine d’un phénomène beaucoup moins endiablé.

Elle aurait pris naissance dans le milieu rural quand un  fermier voyait son troupeau s’agiter à l’aube d’une tempête ou simplement s’apercevait que ses vaches avaient un comportement erratique et nerveux pour aucune raison apparente.

Un peu plus tard, cette expression a fait son entrée dans le langage populaire et dans nos maisons pour décrire  les épisodes de dispute intense et de discorde totale. Une certaine zizanie quoi!

On dirait bien que le diable était aux vaches chez les sternes pierregarin du parc nature de l’ïle Bizard quand j’ai fait cette série:

Cliquez sur les vignettes pour les voir en grand.

Je me demande si cette zizanie qui semblait agiter ces pierregarins n’était pas une grosse chicane de couple.  Il y aurait une histoire de sexe là que je ne serais pas étonné. Et vous qu’en pensez vous?

Bonne vacancelle à toutes et tous

J’ai (presque….) honte d’en rire.

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais parfois en lisant les nouvelles, j’ai du mal à m’empêcher de rire,  alors que je devrais compatir.  C’est un peu comme lorsque l’on voit quelqu’un s’écraser dans une porte vitrée qui est restée fermée..  Parfois des nouvelles à priori tristes me font éclater de rire.

La dernière en date raconte une histoire (presque…) triste de selfie.  Pourquoi parler de ça sur un blogue qui se veut consacré à la photographie? Parce que le selfie est une forme déviante de la photogrphie, mais de la photographie quand même.

Donc, le selfie, comme vous le savez sans doute tous est cette pratique qui consiste à s’auto-portraîtiser avec son smartphone.  On tient son indispensable outil  à  l’origine conçu pour communiquer à bout de bras, et on sourit stupidement, sans se soucier de ce qui sera visible sur la photo. (que l’on se dépêche de mettre sur face-book)  Regarder sur google ce qui apparaît comme selfie est hilarant.  Tenez, ce petit jeune atteint de selfiemanie  (la selfiemanie ne doit pas être confondue avec l’onanisme) veut immortaliser dans un salon funéraire ( (c’est marrant ça, non?)

La palme de la selfiemaniaque la plus stupide revient (hélas) à une jeune fille russe.  Elle voulait faire un selfie d’elle avec un pistolet (chargé) sur la tempe.  En voulant déclencher,  elle s’est trompée. Au lieu d’appuyer sur le déclencheur, elle a appuyé sur la détente.  Elle se trouve dans un état grave.  Des esprits mal tournés pourraient dire que de toute façon, avant elle l’était déjà dans un état grave…

Je ne devrais pas, mais ça m’a fait rire.. Et vous?

Je voulais vous parler d’un tyran..

Je voulais vous parler d’un tyran.. et mon cerveau vagabond en est venu  à vouloir vous parler d’un envahisseur.

On pourra me dire avec raison que tiran (sans y) et envahisseur c’est presque pareil.  Tarass Boulba  n’était-il pas les deux?

Bon je m’égare, revenons à nos moutons.. Ou plutôt à mes carouges à épaulettes, les envahisseurs.  Ces oiseaux sont incroyables, on le trouve partout (sauf en hiver..) Ils sont agressifs, bruyants. Le nombre de fois, où de loin tu vois un oiseau sur une branche.  Loin très loin. Tout content tu sors tes jumelles ou le gros télé pour t’exclamer.. « ah non, pas encore un carouge!! ».

L’autre jour, au bord d’un marais (pas salé..) je voulais photographier un troglodyte (des marais, bien sur..) quand survint une femelle de carouge à épaulettes.  Naturellement, les pauvres troglodytes se sont planqués.

Et ma carouge, peut-être une jeune carouge. (pour les spécialistes,  est ce qu’une jeune carouge, c’est carougette, comme courge et courgette??). Après avoir semble t-il découvert son corps.. elle a été prise d’une curieuse frénésie. Le croupion en l’air, battant des ailes comme pour faire de l’air. Et après, elle s’est calmée.

Je me demande ce qu’elle avait.  Qu’en pensez vous?

 

Bonne journée à toutes et tous

Faites les parler !

J’aime bien quand je vois des oiseaux ensemble, dans leur vie de tous les jours, essayer d’imaginer ce qu’ils peuvent bien se dire.

Ces deux là par exemple..

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Deux bernaches du Canada, possiblement un couple.  L’un ou l’une semble bien énervée.

Imaginez que ce sont des humains dans leur vie de tous les jours.  Que peut-il (elle) lui dire?

Merci d’avance pour vos propositions.

Bonne journée à toutes et tous.

 

 

Pour aimer photographier les oiseaux, faut -être un peu maso…

Oui, il faut être un peu maso, pour photographier les oiseaux…

Des fois, je me demande ce qui me pousse à photographier des oiseaux. Et en milieu naturel en plus. Je crois que je dois aimer la difficulté, les trucs impossibles.

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Photographier les tortues, ou même les escargots, mais les oiseaux!!

Faut-être un peu comme ces oiseaux de mer, les fous…

Un oiseau, ça bouge tout le temps. C’est toujours à des distances impossibles. Il faut savoir attendre que monsieur ou madame (là, encore, comment les distinguer (vous me direz les escargots aussi, pas facile de distinguer qui est quoi…)) veuille bien sortir de sa cachette et tourne le bec du bon coté…Le troglodyte des marais, c’est un des pires…

C’est tout un défi de photographier les oiseaux. C’est peut-être pour ça que c’est dans la photo d’oiseaux que l’on voit les plus gros équipements.

Le pire avec les oiseaux, c’est  après.  Quand tu as réussi (avec beaucoup de chance) d’en photographier un, reste le plus ardu, lui coller une identité. Si tu n’as pas dans tes connaissances un ou une férue du guide Sibley, tu risques de chercher longtemps.
Le Troglodyte des marais, (celui qui s’est amusé à me rendre fou, en se cachant dans les quenouilles) ne demande pas son nom à un photographe sur la grande passerelle de l’ile Bizard. Tu as 9 chances sur 10 que le dit photographe soit anglophone et te réponde que c’est un marsh wren. Ça m’avance à quoi le nom en anglais? Pourquoi pas en hongrois, ou en japonais.střízlík bažinný (cs), Sivsmutte (da), Sumpfzaunkönig (de), Marsh Wren (en), Cucarachero Pantanero (es), suopeukaloinen (fi), mocsári ökörszem (hu), Scricciolo di palude (it), ハシナガヌマミソサザイ (ja), Myrsmett (nb), Moeraswinterkoning (nl), strzyżyk błotny (pl), Corruíra-dos-paúis (pt), Болотный короткоклювый крапивник (ru), oriešok močiarny (sk), Kärrgärdsmyg (sv), 长嘴沼泽鹪鹩 (zh)

Mais bon, je chiale un peu après les oiseaux, mais je les aime bien quand même et puis très souvent, on rencontre des passionnés d’oiseaux. Et parler avec eux est souvent passionnant.

Si vous voulez en savoir plus, allez lire ici, comme ça vous saurez tout, tout tout, sur le troglodyte des marais

Bonne journée à toutes et tous

Oh, mon lapin, c’que t’es chou….

Tu m’as apporté un p’tit poisson, ça mérite un p’tit câlin, vite fait (une petite vite, comme disent les zhumains d’icitte)

Madame pierregarin (aucun rapport avec les nombreux Pierre Garin de par le monde) attend sur son perchoir:

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Lorsque Monsieur pierregarin revient de la pêche avec un petit poisson et une petite idée derrière la tête:

Je ne suis pas certain qu’il y ait eu « consommation ». De sa part à elle, le poisson, oui, elle a consommé. Mais pour lui pas certain.

L:a netteté n’est pas comme souhaité, mais sans vouloir chercher d’excuses, la lumière n’était pas bonne et en plus, je ne pouvais pas photographier et « tenir la chandelle »…

La Sterne pierregarin (Sterna hirundo), aussi connue sous les noms d’estorlet, de goélette ou d’hirondelle de mer, est une espèce d’oiseau de la famille des laridés. Pour en apprendre plus à son propos, cliquez icitte

Bonne vacancelle à toutes et tous