Il y a des jours et des lunes.

Ah, il s’en passe des choses les soirs de pleine lune.  Et que dire des soirs d’éclipse de lune.

C’était en 2003, le 15 mai.
Les médias annonçaient une éclipse de lune à ne pas manquer. Pour, moi, c’était le début de la photographie numérique. Je ne voulais pas manquer ça.
Pour n’être pas trop dérangé par les lumières de la ville, je m’étais un peu éloigné de Montréal. Quelques kilomètres après Repentigny, presque au bord du fleuve, j’avais trouvé un coin que je pensais tranquille.
Tranquille, il l’était. Jusqu’à ce qu’une auto se gare près de la mienne.
J’étais un peu inquiet. La nuit, un coin presque désert….
Il s’est approché de moi.
Un vieil homme.
Il n’avait ni jumelles, ni appareil photo. Je me demandais ce qu’il venait faire là.
Et il a commencé à me parler.
Il avait été passionné de photo. Mais pas seulement de photo.
Il me parlait de ses expériences, des films argentiques noir et blanc.
Et de ce qu’il aimait photographier. Il faudrait plutôt dire, de celle qu’il aimait photographier.
Sa femme.
Il me disait avoir fait des centaines de photos d’elle. Passion pour elle, passion pour la photo, la beauté de sa femme.
Émouvant le bonhomme.
Pendant ce temps l’éclipse avançait.
Il était sympathique ce type là, même si sa façon de me raconter sa femme, son amour pour sa femme, me génait un peu.
Comme il utilisait le passé pour parler des photos avec son épouse, j’avais tendance à croire qu’avec l’âge il avait moins envie
de la faire poser.
C’est là, qu’il m’a dit, « ça fait vingt ans aujourd’hui qu’elle est morte, j’avais envie de parler d’elle avec quelqu’un.
C’est pour ça que je vous ai adressé la parole. Merci de m’avoir écouté ».

Méfiez vous les soirs d’éclipse de lune, il se passe des choses surprenantes.

C’est pour ça que dimanche soir, le 27 septembre, pour photographier l’éclipse de lune que les médias qualifiaient d’exceptionnelle, je suis allé au bord d’une petite route pleine de virages en pleine campagne. Un coin totalement perdu.
Je ne risquais pas de voir arriver un vieux veuf nostalgique. Il n’y a pas eu de veuf éploré, seulement des « jeunes c..s » qui se prenaient pour des pilotes de rallye.

La prochaine éclipse aura lieu en 2033. Je me demande si et où je vais me mettre pour la photographier.
Des photos de cette lune rouge, vous avez dû en voir des tonnes, mais celles ci ce sont les miennes.

Pour revoir le délicieux Paul Préboist parler de la lune:

Bonne journée à toutes et tous, que vous soyez ou non sensibles à la pleine lune…

Il faut accepter les points de vue différents. Non?

Accepter les points de vue différents?
Si l’on réfléchit un peu, c’est une bonne manière d’éviter les conflits. Vous ne pensez pas? Pourquoi se chamailler pour des façons différentes de voir les choses? Ce n’est pas parce que mes parents m’ont inculqué qu’il faut manger du poisson le vendredi que je dois caillasser quelqu’un qui est végétarien.

Ah les points de vue différents.

Que de chicanes, ça
peut faire naître. Tenez, de mon point de vue, on ne peut pas faire de photos correctes avec un adorateur de l’Apple.  Mais est-ce une raison pour argumenter avec un utilisateur d’Iphone jusqu’à devenir aphone?
Tout cela est tellement vrai, que l’UNESO a édité un manuel à destination des jeunes « Éducation à la citoyennet mondiale ».

Au chapitre B.6 on parle de « Différences et respect de la diversité »
C’est destiné à des enfants de 5-9 ans.
« Apprendre à écouter, à comprendre, à approuver ou a désapprouver et à accepter des perspectives et des points de vue différents ».

Perspectives et points de vue différents??

C’est amusant, c’est justement ce que l’Olympus OM-D 10 permet avec son écran arrière orientable.

Il me permet des perspectives et points de vue différents… Pourquoi s’en priver?

Bonne journée à toutes et tous, quels que soient vos points de vue…

Fontaine, je ne boirai pas de ton eau…

Cette phrase qui vient paraît-il de l’histoire d’un ivrogne du moyen-âge peut s’appliquer aussi en photographie.   Tenez, moi, par exemple.

Au tout début de la vague de la photo numérique, alors que les performances des premiers appareils, j’étais de ceux qui disaient « moi, jamais je ne passerai au numérique, l’argentique sera toujours meilleur… » puis, j’ai fait comme beaucoup, j’ai changé d’avis.

Ensuite, alors que les appareils hybrides apparaissaient, j’étais encore de ceux qui disaient « moi, j’ai besoin d’une visée réflexe, jamais  je ne passerais à un viseur numérique… » puis, j’ai fait comme beaucoup, j’ai changé d’avis.

Je trompe mon Canon, EOS 7D (je l’aime avec ses défauts, dont son poids…) avec un Olympus OM-D E-M10. Une petite merveille. Petit mais efficace. Comme quoi, la taille…

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Toutes les possibilités de réglages sont là,  un viseur électronique qui n’est pas aussi confortable que  celui du réflexe, mais très bon quand même, et en plus le confort de l’écran orientable.  Un vrai plaisir.

La qualité des premières photos que j’ai fait avec le petit, (me demande si le gros faisait la tête pendant ce temps là…) est surprenante.

Il ne me reste plus qu’à bien m’habituer au petit en faisant comprendre au gros que je l’aime toujours malgré son embonpoint…

Bonne semaine à toutes et tous

Je cherchais de gros champignons..

J’étais parti pour photographier de gros champignons, j’ai dû me contenter de lichens et de mousses. Mais il paraît que les lichens sont des champignons.
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Ils sont mignons ceux là, et portent un joli nom Amandinea puctata..

 

 

Eux, ce sont des Cladonia fimbriata. (C’est fou ce que la photo pousse à s’instruire….)

 

Ici, nous avons encore Cladonia, mais pas fimbriata, ce sont des Cladonia cristatella.  En anglais, ce sont des Bristihs Soldiers lichens.  J’ai été surpris d’en trouver encore dans un coin aussi francophone du Québec….

 

 

Pour ces mousses là, je demande l’aide de bryophytologues avertis.

 

C’est amusant et pas trop facile à photographier ces petites choses là.  Ça demande moins de patience que pour les oiseaux,  mais plus de souplesse pour se baisser….

Bonne fin de semaine à toutes et tous.

 

 

1er jour de l’automne dans mon quartier.

Et oui, ça y est. 22 Septembre, l’automne est arrivé.
J’ai eu envie de voir à quoi ressemblait mon quartier. Je suis sorti léger.
Juste le boitier, seulement le 50mm f/1.8 et une bague Kenko de 20mm.

J’ai trouvé de toutes petites fleurs qui semblaient vouloir prolonger l’été:

Au coin d’une rue, un pommier surchargé:
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Plus loin encore, dans la lumière, une jeune pousse qui a échappé au taille-haie:
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Un bol de toilette presque rescapé, derrière la maison qui a brûlé,
a le couvercle bien baissé…
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Près de l’église, une femme se fait bronzer,
Sous les yeux étonnés d’une autre qui revient de magasiner:
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Et un brin d’herbe sèche qui me le redit: L’automne, ça y est, même dans ce quartier…
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Bon automne à toutes et tous

Et j’entends siffler le train…

La semaine passée, lorsque je suis allé voir les chutes de la Maskinongé à St Ursule, j’ai discuté avec la gentille de l’accueil, pour qu’elle m’explique les sentiers.  A men donné (expression d’icitte qui voudrait dire « à un moment donné ») la madame m’a dit « quant t’es rendu icitte, tu vas voir le chemin de fer ».  Je me suis dit, « me d’mande qu’est-ce qu’elle veut me faire accroire? » Puis je suis allé faire des photos tout au long de ma balade.  Quand rendu là:

IMG_0780 C’est une ballade que j’ai cru entendre.. Richard Anthony qui susurrait  « Et j’entends siffler le train… » Je n’en croyais ni mes yeux, ni mes oreilles..Pourtant, c’était bien un train qui arrivait:
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Un train, comme on les fait ici. Tirés par des locomotives diesel (ce ne sont pas des turbo diesel de chez Volkswagen…) énormes. Deux locos de plus de 4000 chevaux pour tirer un convoi de près de 150 wagons.
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Lorsque le convoi est passé juste au dessus de moi, c’était impressionnant:

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Mais je me sentais seul, très seul. Aucune vache, ni ruminant pour regarder passer le train. « Que c’est triste un train qui siffle »

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Bonne journée à toutes et tous.

 

Je n’ai pas pris de maskinongé dans la rivière Maskinongé.

Ah que voilà un titre qui doit intriguer mes chers lecteurs et lectrices aussi de l’autre bord!
On peut comprendre que nos cousins français doivent se demander de quoi je parle.
Alors voilà: un maskinongé est un poisson, espèce nord américaine du brochet. Mais en plus grand et bien meilleur que le brochet de France.
Le nom vient de l’Algonquin et voudrait dire « brochet ». La rivière Maskinongé est une petite rivière, à peine 40 kilomètres qui prend sa source dans le lac du même nom.
On pourrait penser qu’il y a des maskinongés dans la rivière Maskinongé. Je n’en ai ni  vu ni pris. De toute façon, je n’avais pas pris mes cannes, seulement mon filtre nd 400, pour jouer dans les remous.

Bonne fin de semaine à toutes et tous.