Aujourd’hui, je vais raconter une histoire qui sort un peu du cadre.
Une histoire qui sort de l’ordinaire photographique. Une histoire de fenêtres.
Il y quelques années, en allant à Québec, je me suis arrêté, pour aller faire des photos chez un antiquaire. À l’arrière, il y avait des tonnes de vieilles choses, dont des châssis:
(cliquez)
Je ne sais pas trop pourquoi. ces fenêtres m’ont attiré. Peut-être pour avoir trop écouter Jacques Brel. Toujours est-il que j’ai acheté une.
J’avais envisagé de m’en servir comme cadre multiple pour des photos.Mais comme souvent, l’idée comme la croisée a fini au garage.
Puis, un jour, je suis retombé sur ma fenêtre. Elle n’avait pas vu le jour pendant longtemps. Je me sentais presque coupable.
C’est vrai que nous sommes tous indifférents à ces carreaux qui nous entourent.
Et pourtant, pourrions nous vivre sans?
Les fenêtres nous isolent, nous protègent, et nous, nous les ignorons.
Notre regard les traverse sans même les voir. Comme si elles n’existaient pas.
Si elles nous parlaient, elles n’auraient pas de réponse.
Alors, peut-être pour avoir moins mauvaise conscience d’avoir séparé ma fenêtre des ses copines de chez l’antiquaire et de l’avoir oubliée dans la cave, j’ai décidé de lui faire prendre l’air. Je l’ai emmenée faire un tour.
Si vous êtes tentés par la même expérience, aller faire prendre l’air à une vieille fenêtre, attendez vous à des réactions. Ce n’est pas tous les jours que l’on peut voir quelqu’un se balader avec une fenêtre sous le bras.. Les regards des gens, c’est hilarant. Un passant m’a même demandé avec un air bizarre « vous êtes sur que ça va? ». Je crois bien qu’il m’avait pris pour un fou….
« Les fenêtres murmurent
Quand tombent en chevelure
Les pluies de la froidure
Qui mouillent les adieux. » Jacques Brel, Les fenêtres
Bonne fin de semaine à toutes et tous


Répondre à Michaela Annuler la réponse.