Je reviens sur l’article d’hier. Le Festival de photo de nu.
Je vous y conseillais d’aller voir le travail de Nathalie Bagarry.
L’artiste explique sa démarche avec ces mots :
« j’ai réalisé cette série entre 2012 et2014. Elle se compose de 80 diptyques (1 portrait + 1 portrait sexe). Je souhaitais photographier le corps sans artifice, sans présence de codes sociaux, des corps sincères non retouchés en post-traitement. Conserver les rides, les boutons, les cicatrices, c’est aussi essayer de capter comment le temps nous traverse. »
Cette thème du corps humain, de temps qui passe, de l’âge, chaque fois que je le vois traité en photographie, ça m’intrigue.
Aujourd’hui, avec le recul, je me pose des questions.
Voici un des diptyques:
Bizarrement sur un des sites qui met en avant le travail de la photographe, on voit ça:

Et dans un musée, on voit ça, signé Michel Ange:

Vous pouvez m’expliquer? Pourquoi celui du David ne choque pas? Pourquoi ceux de Bagarry ne passent pas?
Sommes nous devenus ‘ »pudiques » ou bien autre chose? Est-ce qu’un jour on va démolir à coups de marteaux des statues comme le font des abrutis avec des temples millénaires?
Et le prochain article, je vais revenir à d’autres petits oiseaux..

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