« Dis P’pa, tu connais Salgado? »
« Tu parles, si je connais, Salgado »
L’autre jour, mon fils m’appelle au téléphone et me demande si je connais Salgado.
Je lui demande « le photographe? »
Mon fiston venait de découvrir Sébastiao Salgado.
Ça tombait bien, je venais de lire un article à propos de ce photographe génial et d’un autre génie, un cinéaste.
Deux magiciens dans leurs domaines respectifs.
Wim Wenders, un chevelu, récompensé de nombreuses fois pour des films comme les Ailes du désir, Paris-texas, que beaucoup ont vu et revu de nombreuses fois.
Né en 1945, en Allemagne, il n’a jamais étudié la photographiem, mais a commencé à en faire vers six ou sept ans, avec son père comme « professeur »
L’un de ses meilleurs souvenirs dans sa vie de photographe, c’est lorsqu’il a découvert un Plaubel Makina 6×7 dans un magasin d’appareils photos usagés.
Son pire souvenir, de photographe, c’est lorsqu’il s’est fait voler tous ses appareils, y compris le Leica que son père lui avait donné.
Sébastiao Salgado, un beaucoup moins chevelu, magicien du noir et blanc. Né en 1944 au Brésil, il fait des études en économie, notamment à Paris. C’est comme photographe qu’il s’est fait connaitre.
Comme Wenders, Salgado a été de nombreuses fois primés pour ses oeuvres souvent faites en moyen format, en Tri X ou T-max.
Et maintenant, imaginez, la cerise sur le sunday, Wim Wenders a réalisé un film sur Sébastiao Salgado.
Le sel de la terre.
J’en salive déjà.
À l’occasion de la sortie du Sel de la terre, il va s’écrire des tonnes de choses sur ces deux personnages.
Je vous suggère de lire un article de « Première, Salgado s’est vite rendu compte que la couleur mentait » Intéressantes réflexions d’un cinéaste à propos
du noir et blanc et de la couleur.
Avez vous envie de voir ce film de Wenders?

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