J’imagine bien la foule de points d’interrogation flotter au dessus des têtes de celles et ceux qui ont lu ce titre….
« ben là, faudrait voir à expliquer un peu, non? »
« et puis, des chasseurs, y’en a de toutes les sortes…non? »
Oui, je reconnais, des chasseurs il y en a qui ont des « cibles » bien différentes.
Du chasseur d’aubaine (que l’on reconnait dans les grands magasins au fait qu’ils marchent à quatre pattes pour trouver les prix les plus bas) aux chasseurs de papillons en passant par les chasseurs de fantômes, ce ne sont pas les chasseurs qui manquent. Il y aurait même des chasseurs de tornades et des chasseurs d’autographes. ( Je me demande…. le Chasseur Français il existe toujours?)
Alors, je vais reformuler ma devinette. Quelle est la principale différence entre un chasseur qui tue ( il parait que c’est un art.. la cynégétique) et un chasseur photographique?
C’est simple, le chasseur photographique est partageur. Ce que n’est pas l’autre chasseur. Depuis que je m’amuse à photographier des animaux, j’ai toujours été surpris de constater à quel point les photographes aiment partager leurs « bons spots ». Beaucoup des coins où je me rend pour « chasser » de bonnes images m’ont été signalés par d’autres photographes. Il suffit simplement d’être dans un endroit propice pour que ceux que l’on croise nous signalent ce qu’il y a à voir..
L’autre matin, je cherchais à retrouver le Harfang des neiges que j’avais photographié. Rien en vue. Je roulais lentement sur la petite route, en regardant partout, quand j’ai croisé une auto qui a ralenti. Le conducteur m’a adressé la parole, et nous avons parlé harfang. Lui semblait connaitre tous les bons coins dans le coin. Il a poussé la gentillesse jusqu’à me guider, pour me montrer tous les endroits où il avait vu un harfang. Jusqu’à 1.5 km (à vol d’harfang) mais plus de 6 km par la route.
Merci Normand. Des comportements comme ça me font aimer toujours plus la photographie et toujours moins la « vraie » chasse. Et j’en ai croisé beaucoup d’autres de ces chasseurs partageurs. Certains sont devenus de vrais amis.
Deux jours après cette rencontre, j’ai retrouvé « mon » harfang. Toujours perché sur son tas de branches au milieu d’un champ.
Il ne devait pas avoir envie de me voir, il a quitté très vite son poste de chasse. Lui c’est un chasseur à l’affût..


Je l’ai retrouvé un peu plus loin, attiré par d’autres chasseurs photographiques. Mais ceux là, je les déteste. Ils étaient trois. L’oiseau était posé dans la neige à quelques dizaines de mètres d’eux. Il attendait.
Il attendait qu’un de ces tricheurs sorte de son sac une souris vivante et la dépose à deux mètres d’eux. Il n’y a plus qu’à attendre que le harfang s’envole et vienne saisir la souris et mitrailler…
C’est comme ça que font certains pour réussir des photos étonnantes.
C’est un comportement qui suscite de plus en plus de réprobation.

Alors si vous voyez des photos (comme celle ci dessus, qui vient d’internet) où l’oiseau vient face au photographe prêt à se saisir d’une souris, sachez que celui qui a fait la photo est un tricheur.
À lire un bon article qui explique les effets de ces comportements de tricheurs sur les oiseaux :
Qu’en pensez vous?
Bonne fin de semaine à toutes et tous


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