Les acériculteurs du Québec ont l’eau à la bouche.
Nous vivons la période de l’année, pendant laquelle les acériculteurs sont sur les dents.
À la bouche? Sur les dents?
Bon, il va falloir que j’y aille sur la pointe des pieds avec ces expressions.
Alors simplifions et disons que les acériculteurs sont impatients de voir couler la sève des érables à sucre.
Simplifier, c’est bien, mais encore faudrait-il expliquer, non?
À partir de la fin de février, des nuits de grands froids suivis de journées ensoleillées favorisent la montée de la sève dans les érables à sucre.
Un acériculteur est un monsieur (s’il fait ça en couple, elle, c’est une acéricultrice (Dans la mesure où ce n’est pas un travail à plein temps, une puéricultrice peut très bien être aussi acéricultrice.))
Je disais donc, un monsieur qui cultive les érables à sucre (acer saccharum) pour en tirer la sève qui après traitement donne le sirop d’érable.
Il ne faut pas confondre le sirop d’érable avec d’autres qui n’ont de sirop que le nom.. Comme le sirop de poteau. Lui est extrait non pas des poteaux (téléphoniques ou électriques) mais du maïs (aussi appelé blé d’inde).
Le sirop d’érable (le seul vrai bon ne peut-être que du Québec, naturellement..) est souvent copié, imité, mais jamais égalé. Imaginez donc, au Manitoba, il y en a qui croient pouvoir remplacer le sirop d’érable par du sirop de bouleau. (C’est tout un travail ça…) Va-t-on voir apparaître une nouvelle profession? Butéliculteur?
Pourquoi je vous ai raconté tout ça?
Parce que pendant que je photographiais ces arbres en contre-plongée, un passant me regardait.
Il m’a demandé « vous photographiez les oiseaux? »
Je lui ai répondu « non, je photographie les arbres »
Il a semblé étonné et a ajouté « moi j’ai une érablière ».
Ça m’a donné l’idée de cet article.
Bonne journée à toutes et tous
Pour devenir acériculteur , c’est icitte
Si vous voulez en savoir plus sur le sirop de bouleau, c’est là

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