Je suis en train de lire le dernier bouquin d’Henning Mankell. Cet ouvrage est un recueil de pensées qu’il a écrit alors qu’il vient d’apprendre qu’il est atteint du cancer. Ce n’est pas un livre très gai, mais il donne à réfléchir.
Lorsqu’il écrit ce livre, Mankell, tout comme Steven Skyrie (dont vous pouvez voir les photos de son projet 366 photos ici), sait qu’il est condamné.
Il écrit « En Janvier 2014, j’ai appris que j’étais atteint d’un cancer grave. Cependant ce n’est pas un livre crépusculaire, mais une réflexion sur ce que c’est que vivre ». Celui qui a créé Wallander, est préoccupé par les déchets atomiques qui restent dangereux pendant 100 000 ans. J’ai été fasciné de lire qu’une personne sur la toute fin de sa vie peut se préoccuper de ce qui peut se passer des millénaires après sa mort. Comment signaler à des êtres vivants un danger radioactif, quand on ne connait pas leur langue, leur forme d’intelligence?
Il écrit: « De nos jours, nous vivons entourés de panneaux de dangers ou des interdits. J’ai pu constater au fil des ans que ma vie est encadrée par une quantité de plus importante de ces panneaux ».
Il a raison, Mankell, ces panneaux de danger, d’obligation ou d’interdiction sont partout.
Même au parc Michel Chartrand à Longueuil. Mais comme souvent ils ne sont que peu ou pas respectés.
On peut lire dans le journal des amis du parc « Malgré les affiches, le règlement qui interdit de nourrir les animaux n’est pas toujours respecté dans le parc, comme le prouvent les nombreux marcheurs qui traînent des noix ou des morceaux de pain. »
Et j’ai presque honte, d’être un vilain contrevenant… La preuve:



Je me suis longtemps demandé pourquoi cette interdiction de nourrir les animaux est ignorée?
J’ai fini par comprendre et ça a soulagé ma conscience..
Quand je donne trois graines à un oiseau pour pouvoir le photographier sur ma main, je le ne nourris pas, parce que nourrir, c’est autre chose. « Nourrir c’est donner à quelqu’un, un animal, un végétal les aliments nécessaires à sa vie, à son développement. »
Je me demandes si advenant qu’un garde me verbalise et que je conteste la contravention devant un juge, celui-ci va accepter mon interprétation au pied de la lettre du panneau d’interdiction. Qu’en pensez vous?
Bonne journée à toutes et tous
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