Il va faire -20° aujourd’hui.. Quand je pense que certains sont à poil au dehors, ça fait froid dans le dos..
Je ne suis pas certains, mais il se pourrait (les spécialistes des écureuils peuvent confirmer ou infirmer) qu’il y ait ici à la fois l’écureuil gris (Sciurus carolinensis) et l’écureuil roux (Sciurus vulgaris). Le roux est plus petit, plus sauvage, et à vrai dire bien moins vulgaire que le gris.
C’est vrai, certains jours, tu te dis que finalement, rester couché aurait été une bonne option.
L’autre matin, par exemple.
Cela faisait deux ou trois jours que le temps faisait grise mine. En me levant le matin, un coup d’œil à l’extérieur montrait que le soleil n’était pas décidé à se montrer.Une heure plus tard, c’était une belle neige qui tombait à gros flocons. Le temps idéal pour faire ce dont j’ai envie depuis un bon bout de temps. Photographier un cardinal sous la neige. Pas un cardinal en moon-boots et chapka.
Non! Cardinalis cardinalis, le bel oiseau rouge. J’avais eu l’occasion de faire des photos
de ce genre deux ans auparavant, mais je voulais faire mieux que ça.
Je suis donc parti (pas ventre à terre, dans la neige ce n’est pas agréable) vers un coin proche de chez
moi, où je sais trouver des cardinals. Mais ce n’était pas un bon jour. Lorsque je suis arrivé sur place, plus un flocon de neige.Que faire? Attendre qu’un cardinal arrive et le photographier, flocons ou pas. Il en est venu un, mais alors que d’habitude, ils sont très peu farouche, celui là avait décidé de me faire enrager. Il n’a pas bougé de son fouillis de branches à 30 mètres de moi.
Pour passer le temps en espérant que peut-être ce cardinal daigne se rapprocher, j’ai décidé de photographier un petit pic en vol. Avez vous déjà essayé? Amusant, pas très bon pour les nerfs, et peu productif.. La preuve:
Même les écureuils jouaient avec mes nerfs…
Une mésange (elle sait que je les aime bien) a sans doute voulu me faire plaisir, en venant près de moi.. Tellement qu’elle était trop près.
Seule consolation, j’ai réussi à faire à peu près ce que je voulais, pas avec le cardinal, avec un petit pic:
C’est presque ce que je veux faire. Je vais essayer un autre fois, La prochaine fois qu’il va neiger. Et prier pour que le cardinal joue le jeu.. Parce qu’avec les oiseaux, c’est eux qui décident….
Dans la série, « comprenons la parlure Québécoise »: Passer la nuit sur la corde à linge.
Cette expression amusante qui veut dire Passer une mauvaise nuit, mal dormir,(passer une nuit blanche dans la francophonie) semble avoir plusieurs explications possibles:
-Cette expression s’explique par la comparaison entre des vêtements qui auraient passé la nuit au grand vent, sur la corde à linge, et des personnes qui auraient subi le même sort.
-Une autre explication assimilerait la corde à linge à un lit inconfortable.
Quelle que soit la vraie explication, les oiseaux, eux, ils l’aiment bien la corde à linge. Et si je ne suis pas fanatique des photos d’oiseaux sur les mangeoires, la corde à linge m’a permis de ficeler le billet du jour.
Bonne journée à toutes et tous, que vous ayez ou non passé la nuit sur la corde à linge.
Certains peuvent penser que ce titre est nul.. C’est vrai. Cela n’empêche que photographier du bouleau, c’est un plaisir pour moi. Je trouve cet arbre intéressant en hiver, surtout.
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Bonne semaine à toutes et tous, même ceux qui travaillent….
À la place du falco rusticolus, le faucon gerfaut, j’ai trouvé un drôle d’oiseau avec une drôle d’aile. Je ne connais pas son nom latin.. Seulement son nom anglais: un kitesufer.
Si vous connaissez l’appellation française de ce genre d’oiseau, je suis preneur.
J’ai le grand plaisir de vous présenter un membre de la famille des strigidae que je n’avais encore jamais vue, ni donc, photographiée
C’est la petite nyctale, Aegolius acadicus. Elle est plus petite que ses cousins bubo (harfang et grand duc), et que ses cousines stryx (chouette lapone et chouette rayée).
Elle est à peu près de la même taille que son cousin, Megascops asio, mais elle au moins, elle garde les yeux ouverts, pour notre plus grand plaisir.
Comment la trouvez vous?
Bonne journée à toutes et tous
Et oui, et d’autres Morbleu, Sangbleu, Palsambleu..
Il y en avait du bleu ce matin.
Un peu comme dans la chanson de Marcel Amont:
« Quand j’ai besoin de vacances
Je m’embarque dans tes yeux
Bleus, bleus, comme un ciel immense
Et nous partons tous les deux. »
Je n’ai pas besoin de vacances, et impossible de m’embarquer dans ses yeux.
Le petit duc les tient fermés. Il est revenu dans le même arbre, dans le même trou et il dort encore, nom de bleu!!!
Du bleu, il y en avait partout.
Autour des yeux de la tourterelle triste.
Sur le plumage du geai bleu…
Là où le bouleau (pas bleu, mais blanc) lance ses branches comme des racines plantées dans le bleu.
Et même sur une photographe très occupée..
Et que photographiait elle?
Morbleu, si si.. c’en est une..
Et elle n’a pas le ventre bleu, ni les yeux bleus, corbleu!!
Une quoi?
Vous le saurez dans le prochain billet.. palsambleu…
Bonne journée à toutes et tous que vous soyez ou non sous le ciel bleu..
Oh, s’il vous plaît ne vous moquez pas!! Si vous n’êtes pas atteint de cette addiction, vous ne pouvez imaginer les affres du testeur compulsif, surtout si cette manie se conjugue avec la passion de la photographie numérique. C’est affreux…
Tout passionné/e de photographie et d’informatique le sait bien. La photographie, aujourd’hui, a du mal de se passer des logiciels de traitement de l’image.
Testeur compulsif, depuis mes débuts en photo numérique j’ai dû en essayer, en apprivoiser des dizaines. Et petit à petit au fil du temps, j’ai fini par m’habituer à un logiciel qui me plait, Lightroom.
Laurence Chellali, photographe dont j’admire beaucoup le travail vit en ce moment, un presque deuil. Son logiciel préféré est en train de la laisser tomber. Elle écrit :
« A mon grand dam, je suis en train de migrer du logiciel Aperture à Lightroom que je continue à détester et je pleure sincèrement la fin annoncée d’Aperture. »
Ah comme je la comprend!!
À force d’essayer des logiciels que je ne connais pas, j’en arrive à me demander si les concepteurs savent se mettre à la place de l’utilisateur et tenir compte de ce qui se fait de mieux chez leurs concurrents.
J’ai essayé deux logiciels qui se posent en concurrents de Lightroom. Il est possible de les essayer pendant 30 jours gratuitement. Capture one 9 et DxO Optics Pro 10.
Chaque prise en main d’un des logiciels est une course aux obstacles, à croire que chacun veut réinventer la roue. Ne devraient-ils pas faire comme on fait les Japonais après la guerre? Étudier ce qui se fait de mieux en matière d’appareils photos ou d’automobiles, copier et produire un produit au moins aussi bon, quasi identique mais moins cher.
Dans les années 1940, Canon en voulant se développer dans la monde des appareils photos de qualité n’a pas chercher à réinventer ce qui existait déjà. Ils ont copié un Leica (vignette de gauche ci dessous) réputé et ont produit leur « Leica » (vignette de droite).
On connaît la suite plus de septante ans plus tard. Qu’est devenu Leica par rapport à Canon?
Et si les concepteurs de produits se remettaient à lire le bouquin de Hervé Sérieyx, Le zéro mépris?
« En 1989 paraissait la première édition de ce livre dénonçant le coût prohibitif du mépris pour les entreprises et pour le pays. Dix ans plus tard, la mondialisation économique et la révolution de l’information ont fondamentalement remis en cause l’organisation des entreprises et des institutions étatiques, mais le mépris continue de frapper. LE ZERO MEPRIS. Le mépris coûte encore plus… Hervé Sérieyx »
Aujourd’hui des concepteurs de logiciels photos méprisent leurs concurrents et le travail déjà accompli. Ils proposent des produits qui déroutent totalement ceux qui veulent les essayer. Résultat, je vais rester avec Lightroom…
Pour ceux que cela intéresse:
Écran de travail de Capture One
Écran de travail de DxO OpticsPro 10
Écran de travail de Lightroom 5
J’ai traité une même image Raw avec les trois logiciels en utilisant les fonctions automatiques, vous avez ci-dessous les trois vignettes cliquables pour vous faire une idée.
Traitée par Capture One.
Traitée par DxOTraitée par Lightroom 5
Qu’en pensez vous? Quel logiciel utilisez vous? Essayez vous les nouveaux logiciels?
Je suis en train de lire le dernier bouquin d’Henning Mankell. Cet ouvrage est un recueil de pensées qu’il a écrit alors qu’il vient d’apprendre qu’il est atteint du cancer. Ce n’est pas un livre très gai, mais il donne à réfléchir.
Lorsqu’il écrit ce livre, Mankell, tout comme Steven Skyrie (dont vous pouvez voir les photos de son projet 366 photos ici), sait qu’il est condamné.
Il écrit « En Janvier 2014, j’ai appris que j’étais atteint d’un cancer grave. Cependant ce n’est pas un livre crépusculaire, mais une réflexion sur ce que c’est que vivre ». Celui qui a créé Wallander, est préoccupé par les déchets atomiques qui restent dangereux pendant 100 000 ans. J’ai été fasciné de lire qu’une personne sur la toute fin de sa vie peut se préoccuper de ce qui peut se passer des millénaires après sa mort. Comment signaler à des êtres vivants un danger radioactif, quand on ne connait pas leur langue, leur forme d’intelligence?
Il écrit: « De nos jours, nous vivons entourés de panneaux de dangers ou des interdits. J’ai pu constater au fil des ans que ma vie est encadrée par une quantité de plus importante de ces panneaux ».
Il a raison, Mankell, ces panneaux de danger, d’obligation ou d’interdiction sont partout.
Même au parc Michel Chartrand à Longueuil. Mais comme souvent ils ne sont que peu ou pas respectés.
On peut lire dans le journal des amis du parc « Malgré les affiches, le règlement qui interdit de nourrir les animaux n’est pas toujours respecté dans le parc, comme le prouvent les nombreux marcheurs qui traînent des noix ou des morceaux de pain. »
Et j’ai presque honte, d’être un vilain contrevenant… La preuve:
Trop tard….Tiens une sitelleEt encore trop tard..
Je me suis longtemps demandé pourquoi cette interdiction de nourrir les animaux est ignorée?
J’ai fini par comprendre et ça a soulagé ma conscience..
Quand je donne trois graines à un oiseau pour pouvoir le photographier sur ma main, je le ne nourris pas, parce que nourrir, c’est autre chose. « Nourrir c’est donner à quelqu’un, un animal, un végétal les aliments nécessaires à sa vie, à son développement. »
Je me demandes si advenant qu’un garde me verbalise et que je conteste la contravention devant un juge, celui-ci va accepter mon interprétation au pied de la lettre du panneau d’interdiction. Qu’en pensez vous?
J’ai besoin de votre participation pour me départager…
Oui, oui, je sais la formulation qui précède semble erronée. Vous allez me dire que départager veut dire qu’il y a deux avis différents.
C’est justement. Il faut que je vous explique. Bien que je n’ai aucun lien de parenté avec Jeanne la pucelle, il m’arrive de me parler à moi même. Oh, ne me dites pas que ça ne vous arrive jamais. On se fait mentalement des réflexions, et parfois, ça finit presque comme un dialogue.
C’est comme ça, que l’autre jour, au bord d’un fossé profond, je regardais des formes crées par le froid, la neige et le vent (en un seul mot,par l’hiver..).
Et dans ma tête je me disais: -tiens on dirait des festons.
Là, je me suis répondu: -ah, ah!! T’en est encore à tes festons..
Et la controverse a commencé entre moi et moi. On pourrait presque dire entre moi et mon égal. Ou même entre moi et mon égo.. -moi, je te dis, c’est des festons.
-pas du tout, ce sont des ourlets (ce moi là, soigne plus ses phrases, pas vrai?)
-nom, des festons,
-non, des ourlets
-toi avec tes ourlets t’es bien benêt
-et toi avec tes festons tu sais ce que t’es?
À ce point de la chicane, il a presque fallu que je me sépare pour ne pas en venir aux coups…
Et je suis descendu dans le fossé pour voir et photographier la cause de la chicane de près:
Alors, qu’en pensez vous? Qui à raison? moi ou moi?