• Quand on photographie des oiseaux, il est assez peu fréquent que ceux-ci fassent preuve de bonne volonté pour se laisser poser quand ils consentent déjà à se poser.  Pour ceux qui ne comprennent pas le bon français d’icitte, poser veut dire photographier.  Exemple: je l’ai posé pendant sa pause. En bon franglais, l’on aurait pu dire « shooter » ex: J’ai shooté le ballon en vol.

    Là j’ai l’impression que je m’éloigne de mon sujet, qui était photographier un oiseau au téléobjectif pour se rapprocher de lui.

    Revenons à nos oiseaux.

    L’autre jour, comme je vous en ai déjà parlé, j’ai rencontré des oiseaux très curieux et pas du tout farouches. Des mésangeais. Le Mésangeai du Canada est communément appelé geai du Canada ou geai gris. En anglais, il est également connu sous les noms de « whisky jack » et de « camp robber ».

     

    Je dois dire que c’était la première fois que je pouvais poser un oiseau avec mon Kodak (c’est un Canon Eos 7D, mais icitte, tout appareil photo est un kodak, comme tout réfrigérateur est un Frigidaire). Certaines fois, j’étais trop près avec le 70/200.

    Mais quel plaisir.. Les détails sans avoir à recadrer l’image.

    Qu’en pensez vous?

    Bonne journée à toutes et tous

     

     

  • En photographie, aussi, on essaye parfois des choses qui ne fonctionnent pas.

    Prenez par exemple, la transformation d’une image couleur en noir et blanc.  Je me pose souvent la question de savoir ce qui pouvait poser problème aux photographes qui n’avaient que de l’argentique noir et blanc à se mettre sous l’objectif.  Pour ça, tout bon logiciel que ce soit Lightroom, Photoshop ou autre, permet de constater de visu sans avoir à remonter dans le temps.

    Et bien, les couleurs d’automne sous la frondaison,  ça ne marche pas.

    IMG_9331.2

    Aucune perception possible de la magie des teintes chaudes. J’ai essayé plein de réglages possibles, rien à faire.  Tout le monde sait que là où l’automne est le plus beau, c’est au Québec ( un peu dans le Vermont aussi, c’est vrai !). Ici, n’en déplaise à nos cousins de France, c’est vraiment magique.  Dans l’hexagone, c’est plus terne, moins explosif.

    C’est quand même formidable, la couleur et le numérique, ça permet de prouver une affirmation.

    Avant, du temps du numérique, affirmer que les couleurs c’est plus beau icitte m’aurait attiré des réponses du genre « bofff, c’est toi qui le dit »

    Et oui, aujourd’hui, je peux le prouver. L’automne au Québec, c’est le plus beau.

    La preuve:

    Cette année n’est pas la plus belle pour les couleurs. Il semble qu’il y ait beaucoup moins de rouge que l’année passée.  Sans doute la conséquence d’un automne sans trop de nuits de gel.

    J’espère ne pas avoir trop égratigné la fierté de mes anciens compatriotes.  Consolez vous, vous n’avez pas les plus belles couleurs d’automne, mais il vous reste Hollande et Royal…

    Bonne journée à toutes et tous

     

  • -Cé mon p’pa ké l’plus for..

    -Mais non, petit, pas vrai. C’est la nature qui est la plus forte..

    -Ben là, mon p’pa y chauffe un gros truck, un 18 roues, pis m’appelle pas petit, chu pas p’tit

    -Oui, gamin, mais c’est quand même la nature la plus forte

    -Be, si té si malin, di moi kesse kel fait mieux la nature

    -Regarde bien, petit,Regarde bien,dans le goudron là-bas
    Y’a la vie qui s’en vient..

    IMG_9475

    -Ben, y’a rien là…

    -Tu vois, petit, la nature elle commence comme ça. Une petite graine.

    -Comme la petite graine que maman a dit que papa a mis?

    -Oui, un peu comme ça.mais la nature elle est têtue. Elle continue, elle insiste

    et ça finit comme dans la cour de l’école.

    -Bientôt la nature elle aura remplacé le goudron par de l’herbe. Comme ça pas besoin de poser une pelouse synthétique.

    -Ouin..
    -Et t’en dis quoi, petit?

    -M’appelle pas petit..

    Dans un livre d’Hubert Reeves, Compagnons de voyage, un passage du chapitre « cantate du minéral et du végétal » avait retenu mon attention.
    C’est en voyant le goudron de la cour d’école digeré par de l’herbe que j’ai repensé à ce livre.
    « Les capacités d’adaptation de la vie sont proverbiales. Il suffit pour s’en convaincre d’observer les faunes et les flores de notre planète. Il n’y a ratiquement
    pas d’endroit où la vie n’à pas réussi à s’implanter. Ainsi en est-il des déserts les plus secs, comme des étendues glaciaires des régions polaires. Les astuces les plus extravagantes sont mises en oeuvre pour permettre aux plantes et aux animaux d’y installer leurs niches »

    Vous êtes vous demandé si après la disparition de l’humanité sur la terre, la nature finira par effacer toute trace visible de son passage?

    Bon dimanche à toutes et tous.

    Ps, mes excuses à J. Brel pour l’emprunt…

     

  • Carole Chollet (je vous recommande son blogue) dans un récent commentaire écrivait :

    « ces noms venus de si loin, qui créent une autre forme d’ atmosphère , très émouvante »

    Il est vrai que des noms d’endroits dans le parc de la Mauricie ( comme souvent au Québec) sont étonnants et évocateurs. On peut se poser bien des questions à propos de l’origine de ces mots.

    parc_mauricie

    Lac Édouard, Étienne, Bouchard, il n’y a pas là de quoi surprendre.

    Lac du fou fait se poser des questions, tout comme lac écarté.  On utilise souvent « écarté » ( ne pas confondre avec « écartillé ») pour parler de quelque chose de perdu.  Bizarre, le lac écarté.

    Lac Modène, y aurait-il un lien quelconque avec l’Italie du nord? Sans doute pas.

    Lac du caribou. Étonnant aussi quand on sait qu’il existe peu de chances de rencontrer des caribous en dessous du 50° parallèle ( à part en Gaspésie).   Quelques recherches nous apprennent que le caribou forestier était présent jusqu’en 1930 dans les Laurentides et dans les forets de Mauricie.

    Mais la palme du plus bizarre revient à l’endroit appelé Vide-bouteille. Nulle trace de récupération de bouteille vide, ni de bistrot. Alors d’où vient ce nom? Je n’ai rien trouvé qui l’explique.  Ça ne va pas me faire renoncer  à vous présenter quelques images de mon pique-nique au Vide-bouteille. Une halte casse-croûte très vite animée par un va et vient incessant d’oiseaux envahissants.   À partir du moment, où j’ai laissé traîner un bout de pain, ça n’a pas arrêté…

    Bonne journée à toutes et tous.

  • Tout un programme, le paysage.

    Qui n’a jamais fait une photo d’un paysage?

    Que ce soit pour montrer la plage des vacances ou la place Saint Marc à Venise, ou pour montrer les couleurs d’automne dans le parc de la Mauricie, tout le monde s’y est déjà essayé.

    Pourtant, ne pas tomber dans le style carte postale de vacances, n’est pas si simple.

    J’aime bien en matière de paysages aussi, rechercher un point de vue différent. Souvent au ras du sol. Et chercher un avant plan qui renforce la profondeur de l’image.

     

    Pour ceux qui aiment les précisions..

    C’était au bord du lac Bouchard dans le parc de la Mauricie. 46°45’43.6″N et 72°50’20.60″O. Altitude 197m, il était 07:41 am, le 2 octobre 2014.

    Zut j’ai oublié de relever la température…

    Bonne journée à toutes et tous

     

     

  • Mais oui, on connait tous la suite.  Et l’accent gouailleur d’Arletty.

    Je voulais parler de  la difficulté de traduire en photo une atmosphère particulière.

    Comme celle du parc de la Mauricie, tôt un matin de la semaine passée.

     

    La promenade du rameur solitaire au lac du fou

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    Ombres et lumières au lac Bouchard

     

     

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    Horizon bouché au lac Édouard

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     Lumière irisée au lac Wapizagonke (*)

    IMG_9330

    (*)Si le nom de ce lac vous semble bizarre, sachez qu’il viendrait de la langue Montagnaise et pourrait signifier « une espèce de canard très rare » ou bien « là où l’on trouve des pierres à aiguiser ».

    Ces noms peuvent sembler difficile à prononcer pour nous.  Cela demande une certaine pratique.  Lorsque Wapizagonke ne vous pose plus de problème de diction vous pouvez passer à un plus difficile :

     Penetanguishene Ecouteri / p ɛ n ɨ t æ ŋ ɡ w ɨ ʃ je n

    Nom d’une ville  l’ontario dans la baie georgienne. En langue abénaquise, le nom signifirait « terre des sables blancs »

    Bonne journée à toutes et tous.

  • Il m’arrive souvent de me poser des questions vraiment idiotes..

    Par exemple, l’autre jour, je faisais des photos de fleurs…

    et une de ces questions bizarre s’est imposée à moi…

    Peut-on dire du  brumisateur, qu’il est l’arroseur à rosée?

    Qu’en pensez vous?

    Bonne journée, bonne semaine à toutes et tous.

     

     

     

     

  • Pour la photo d’oiseaux, c’est un peu la devise des scouts qu’il faudrait adopter:

    Toujours prêt, ou pour les anglais Be prepared.

    Mais être toujours préparé, avoir le bon réflexe  (le mien, le 7D, est bon…), les bons réglages, le bon objectif, c’est parfois difficile.

    Un volatile traverse une route isolée hors de passages pour piétons, en franchissant une double ligne jaune:

     

     

    IMG_9303

     

     

    Difficile d’être prêt. Dommage.  Est-ce une gélinotte huppée?

     

    Alors que tu te prépares à photographier un paysage, heureusement avec le 70/200, un rapace passe rapidement au dessus de toi:

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    Les réglages ne sont pas adaptés, et pas le temps de les changer.  Heureusement Lightroom fait des miracles:

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    Est-ce une buse? Cendrée?

    Un oiseau que tu n’as jamais vu est perché dans un arbre. Dommage, c’est le 17/50mm qui est sur le boitier. Trop loin…

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    Lui, je suis certain, c’est un drôle d’oiseau.  Le Mésangeai du Canada (Perisoreus canadensis) est communément appelé geai du Canada ou geai gris. En anglais, il est également connu sous les noms de « whisky jack » et de « camp robber ».

    Camp robber, ça veut dire, Voleur de camp. Parce que cet oiseau là est le plus « culotté » je j’ai rencontré.  Il vient te voler le pain dans la bouche..si si, c’est vrai.

    La preuve, même avec le17-50 mm, il était trop près de moi:

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    Mais les oiseaux, quand tu es prêt ou que tu as de la chance, d’être là au bon moment, avec tout ce qu’il faut, c’est plaisant:

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    Vous pouvez cliquer sur cet oiseau là, il ne s’envolera pas..

    Bonne fin de semaine à toutes et tous.

  • Johny le désossé est une figure bien connue à Genève. Depuis des décénnies, il est connu pour accomplir des contorsions étonnantes.
    Quand je pense, que je ne suis pas capable de me frotter le haut du dos sous la douche..

    L’autre jour au parc de la frayère, près de Boucherville,  une grande aigrette, perchée sur le haut d’un nichoir à oiseaux, semblait vouloir faire mieux que Johny le désossé.

    C’était tout un spectacle.

    L’oiseau qui est consideré comme le plus grand des hérons est resté longtemps à mettre de l’ordre dans son plumage, même à des endroits de son corps que l’on pourrait croire inaccessibles.

    Et vous? capable d’en faire autant??

    Bonne journée à toutes et tous.

  • Ça fait des années que je fait de la photo.  S’il me fallait énumérer toutes les choses que j’ai « prises » en plusieurs exemplaires, ça prendrait du temps.

    Dehors par tous les temps, pluie, neige, beau temps, je n’ai eu qu’une seule fois la possibilité de photographier un arc-en ciel.

    Cette fois, j’en ai eu un.. Un beau.

    Il faisait grand beau temps près de la carrière Miron, pas un nuage, et pourtant, il était bien là:

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    Dans le ciel bleu, l’averse était très locale…Mais il pleuvait à siaux, pour ne pas dire à boire deboutte…

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    Ce bel arc-en-ciel était une gracieuseté de pompiers de la ville de Montréal en train de vérifier le fonctionnement de la lance incendie au bout de la grande échelle.

    Surprenant, non?

    Et vous? Avez vous souvent photographié des arcs-en-ciel?

    Bonne journée à toutes et tous

  • J’adore les expressions.

    C’est ce à quoi je pensais au bord de la rivière du nord, près des chutes Wilson à Saint-Jérôme.

    À la surface de l’eau, dans les remous créés par les chutes, il y avait comme une mousse, presque une mousse de savon.

    Et qui dit savon, dit mousse, et bulles.

    Je ne veux pas péter de la broue, ni coincer la bulle, mais ces bulles là, me fascinaient.  Elles vivaient à la surface de l’eau. Mouvantes, changeantes.

     

    Parfois, ces bulles, éclatent. Laissant un vide,  un peu comme un rêve qui s’évanouit.

    Ça rend lyrique les bulles.. ça n’inspire pas que les photographes, les écrivains aussi:

    L’espoir est une bulle irisée qui colore fugitivement la vie.  Jean Mauduit

     

    Le bonheur est une bulle de savon qui change de couleur comme l’iris et qui éclate quand on la touche. Balzac, la comédie humaine

    Bonne journée à toutes et tous.

  • Il fait chaud dans la belle province en ce moment. 27° aujourd’hui, les coureurs du marathon de Montréal  ont souffert de la chaleur.   On parle de l’été des indiens.

    La chaleur ne dérange pas tout le monde, les papillons en profitent pour se « sucrer le bec »..

    L’été indien ou l’été des Indiens (expression d’origine américaine, en France on parle également d’été de Vireux ou d’été de la Saint-Martin) est une période de temps ensoleillé et radouci, après les premières gelées de l’automne et juste avant l’hiver. Elle se produit en octobre ou au début de novembre dans l’hémisphère nord, et en avril ou au début mai dans l’hémisphère sud. Elle est aléatoire et peut durer de quelques jours à plus d’une semaine, ou ne pas se produire du tout certaines années.

    L’origine de l’expression viendrait du fait que les autochtones profitaient de cette période de redoux pour achever les récoltes pour l’hiver.

    Bonne semaine à toutes et tous, quel que soit le temps chez vous.