• Peinture et photographie numérique.

    One more time, comme disent certains.

    J’ai souvent été tenté de chercher des points communs, des différences entre la peinture et la photographie.  Ma récente visite au musée des beaux arts de Montréal, m’a encore poussé à cogiter.

    C’est une toile en particulier qui m’a donné à penser:

    IMG_6216

    Elle est l’oeuvre d’un peintre belge, Théo Van Rysselberghe (1862-1923). Plage à marée basse à Ambleteuse, le soir (huile sur toile, 1900).

    En m’approchant très près, on ne peut qu’être étonné par la technique du peintre. Une multitude de points de couleurs.

    IMG_6218

     

     

    Pas surprenant que l’on appelle cette technique picturale, le pointillisme.    La ressemblance avec les pixels dans une photographie numérique étonne, m’étonne.

    Quand on apprend  que le pixel (souvent abrégé px ou p) est l’unité de base permettant de mesurer la définition d’une image numérique matricielle et que le nom provient de la locution anglaise picture element, qui signifie élément d’image, on a envie de dire « mais c’est bien sur…. »

    Bien souvent je suis en admiratif devant la patience des peintres.  Des heures, des heures pour une toile, alors qu’avec une photo,  quelques secondes suffisent.  Mais là, en plus, peindre point par point,  ça m’impressionne ( les impressionnistes ont fait naître les pointillistes).

    Moi, qui ne suit patient que lorsqu’il s’agit d’attendre qu’un oiseau tourne l’oeil du bon coté, je me suis demandé s’il est possible de faire du pointillisme avec son ordinateur:

    IMG_5057

    (image cliquable)

    Avec Photoshop élément, on peut. Enfin on peut essayer. Mais finalement, le pointillisme, je ne suis pas assez ni patient, ni pointilleux, alors je vais laisser ça aux vrais artistes.

    Qu’en dites vous?

    Bonne fin de semaine à toutes et tous.

    ps, l’autre jour, un lien ne fonctionnait pas:

     http://www.slate.fr/story/81981/photographes-pas-photos

  • Au musée des beaux arts de Montréal, Anne Hekdotte (je sais, je sais, ça fait un peu « ado » comme personnage…) a vu plein de choses étonnantes.

    En voyant ça:

    IMG_6215

    Anne pensait que les billets d’avant avaient plus de classe que ceux commandés par internet et imprimés à la maison..

     

    En voyant ça:

    IMG_6235

    IMG_6237

    IMG_6238

     

     

     

     

     

    Anne essayait d’imaginer ce que Raoul Dufy penserait en voyant cette dame le copier avec cette machine bizarre.  Anne, elle, pensait que la dame avait de belles mains.

     

    En voyant ça:

    IMG_6243 IMG_6247

     

     

     

     

     

    Anne Hekdotte pensait que la rayure est toujours très mode..

     

    En voyant ça, à l’étage « art moderne » du musée:

    IMG_6262 IMG_6265

     

     

     

     

     

    Anne se disait que la violence aussi est restée très tendance..

     

    Et en voyant cette très grande toile d’un artiste Montréalais et intitulée « deux bandes de bleus, deux bandes de gris » :

    IMG_6276

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Anne se disait qu’elle aimerait que quelqu’un lui explique..  Elle ne comprend pas. (moi non plus d’ailleurs, alors si quelqu’un peut m’expliquer..)

    Bonne journée à toutes et tous.

    Si vous passez par Montréal,  visitez ce musée.  Ah bien sur, ce n’est pas le Louvre, ni le Metropolitan, ni l’Ermitage, mais il mérite la visite.

  • À quoi pensent les photographes qui ne prennent pas de photos?

    Il leur arrive de se demander pourquoi d’autres prennent des photos.

    J’ai passé une bonne partie de ma journée au Salon des beaux arts de Montréal. Il y a en ce moment une très belle exposition. De Van Gogh à Kadinski.  Une bien belle journée, une belle exposition.

    J’avais pris mon appareil photo.  Non, pas pour faire des photos des toiles.  Elles sont toutes visibles sur le site du Musée. J’avais prévu de faire des photos dans le métro.  Finalement, j’ai fait plus de photos de visiteurs photographiant les toiles.

     

    En les voyant faire ces photographes là, je me posais la question de savoir pourquoi. Pourquoi photographier toutes les toiles (sauf celles spécifiées non reproductibles)?  Pour montrer qu’on est allé au mbam?

    J’ai repensé à un article qui m’avait beaucoup intrigué. Paru dans « le monde »

    « Déjà Rimbaud se plaignait des ruissellements fastidieux de photographies (dans une lettre de 1871 à son ami Paul Demeny). Déjà Italo Calvino se moquait en 1955 de «la folie de l’objectif», la frénésie de tout photographier qui s’emparait de centaines de milliers d’Italiens les dimanches de printemps. Que dire aujourd’hui devant la prolifération du numérique, l’abondance des smartphones, la  glorification des selfies? »

    Ce très bon texte raconte la démarche d’un photographe :

    « Et un jour, devant un très beau lever de soleil, il décide de seulement le contempler et ne se lève pas pour le photographier. Un jour, donc, il refuse délibérément de photographier, il préfère regarder plutôt que viser, jouir plutôt que posséder, imprimer un souvenir dans sa mémoire plutôt qu’une image dans un album ou un fichier. »

    C’est à tout ça que je pensais hier en voyant des visiteurs-trices parcourir l’exposition presque au pas de course, photographiant chaque toile, puis le texte qui l’accompagne.

    Peut-on voir correctement et photographier?  Y a t-il des moments ou prendre une photo va nuire au plaisir de voir?

    J’aime beaucoup l’histoire d’Alessandra Sanguinetti: autre lien ici

     » Chaque jour, la photographe américano-argentine dit prendre au moins deux photos imaginaires entre son pouce et son index: des photos de sa fille, de sa famille, de ses amis, de scènes qu’elle ne veut pas interrompre, dont elle ne veut pas se distancier en se plaçant derrière son viseur, ou qu’elle ne veut pas rendre davantage mélancoliques en les transformant en images photographiques. »

    Qu’en pensez vous?

    L’article est à lire icitte (oups….):  Les photographes qui ne prennent pas de photos.

    Bonne journée à toutes et tous

  • « J’ai dix ans
    Je sais que c’est pas vrai mais j’ai dix ans
    Laissez-moi rever que j’ai dix ans
    Ça fait bientot soixante ans que j’ai dix ans
    Ça parait bizarre mais
    Si tu m’crois pas hé
    T’ar ta gueule à la récré »

    Ben non, je sais bien que je n’ai plus dix ans.

    (j’espère qu’Alain Souchon ne va pas me faire un procès pour avoir un peu modifié son texte.)
    C’est cette série faite à l’Isle aux Coudres qui a juste dix ans. C’était bien l’hiver..
    Elle est faite à partir du chemin des coudriers ( logique pour cette isle là) qui
    se situe coté sud est. Plus exactement à 47°23’26.08″N 70°21’33.99″O

    Sur les bords du fleuve Saint Laurent, en hiver, il arrive que des tempêtes brisent la couche de glace et déplacent des blocs. C’est spectaculaire et photogénique.

    Si vous allez, un jour, faire des photos à la même période de l’année, il faut que  je vous prévienne…

    La chemin des coudriers qui est une route à certains endroits surélevée assez large, semble plus large en hiver.  J’ai bien écrit « semble » et c’est trompeur.

    La charrue (c’est comme ça qu’on appelle un chasse-neige  par icitte) lorsqu’elle passe, repousse la neige sur les cotés.  Ça donne l’impression qu’il y a plus de place pour se stationner au bord.   Surprise garantie.  Si vous faites comme moi, vous allez voir votre char (une automobile, ah faut tout leur traduire…) s’enfoncer dans la neige.  Dépannage obligé.  Mais ça vous donnera l’occasion de faire connaissance avec le garage de l’îsle.  En hiver, les hommes du coin se retrouvent là pour boire un café, voir le garagiste travailler et se plaindre de leurs marsouines. ( ce sont les femmes de l’îsle)..

    Bonne journée à toutes et tous.

     

  • Que faire en attendant dans l’abribus en hiver?

    Faire comme presque tout le monde, regarder fixement mon I’phone?je n’ai pas d’I’phone.
    Faire comme d’autres, lire les tweets sur la tablette?Je n’aime que le « chick-a-dee-dee-dee » et je n’ai pas de tablette.
    Regarder passer les jolies filles? Je préfère les regarder passer en été.
    Ecouter les tunes de mon lecteur mp3, les écouteurs vrillés dans les oreilles? Si si, j’ai un mp3, maisc’est pour écouter le soir en lisant dans mon lit.

    Non, moi, dans l’abribus, en hiver, ce que j’aime faire, c’est des photos des dessins du givre sur les parois vitrées.

     

    Et ça vaut tous les tweets et même les tweeds. C’est fait plutôt damassé.

    Bonne journée à toutes et tous, que vous preniez l’autobus ou non.

  • purpureus ou mexicanus.

    Ah que c’est compliqué que de coller une étiquette à un oiseau. Il faut d’abord arriver à l’attraper, puis faire attention de ne pas se tromper. Mais ce n’est pas simple pour un non « initié »
    Entre deux espèces, j’arrive à me tromper. Confondre un sizerin et un roselin, je sais ça fait rire un ornithologue. Mais tout le monde ne peut pas tout savoir.
    Je ne suis pas ornithologue, seulement monologue. (C’est bien comme ça qu’on appelle ceux qui se servent d’un monopied, non?)
    Le monde est vraiment compliqué.

    Pourquoi tant d’espèces et de sous espèces?
    Tenez, faire la différence entre un catholique et un mulsulman, au premier coup d’oeil, vous êtes capable vous? Moi pas.
    Mais pire, entre un chiite et un sunnite, alors là!!
    Les oiseaux c’est pareil (quoique moins sanglant parfois).

    Tout serait simple s’il y avait une variété de roselin (Haemorhous) mais non, il faut compliquer. Et faire des sous espèces: purpureus ou mexicanus.
    Et ne croyez pas que le mexicanus est basaneus… Pas du tout. Il est rouge, comme le pourpré (purpureus).
    Et le pire, c’est que « ces dames » compliquent encore la chose. La femelle du pourpré, et bien, elle n’est pas du tout rouge.
    Ah, c’est difficile.
    Je me demande si je ne vais pas finir par les appeler tous oiseau.

    ps, la deuxième photo, celle ou l’oiseau est avec un autre oiseau. Ce n’est pas la femelle, c’est un autre oiseau.

    Bonne journée à toutes et tous

     

  • Mais dites moi donc, pourquoi l’homme cherche t-il toujours à faire plus compliqué?

    Moi, par exemple, j’adore aller photographier les mésanges à Longueuil. Elles sont drôles, curieuses, peu farouches en hiver.  Il est donc assez facile de les « poser » quand elles sont posées.

    Mais, j’aime les « challenges ». Je me suis mis en tête de photographier la mésange en vol quand elle s’approche.

    Sur rotule du mono-pied planté dans la neige, j’ai posé quelques graines, fait un préréglage de l’appareil, réglé en mode rafale.  Et j’attend. Je les surveille perchées à quelques mètres. Et j’attend. Et quand je les vois se préparer à plonger sur les graines, je déclenche.

    Résultat? Proche de la crise de nerf. Et la crise de nerf par -15° c’est difficile.

    Je dois avoir à peu près cent cinquante photos d’une tête de mono-pied, stupidement planté, seul dans le froid…

    IMG_0176

     

    Et quelques photos ratées, des petites démones.

    Devinez quoi?? Je vais  y retourner.

    Mais dites moi donc pourquoi, l’homme veut toujours faire compliqué..

    Bonne journée à toutes et tous.

     

    ps, pour nos chers cousins français. La mésange la plus courante au Québec, est la mésange à tête noire.  Très différente de la mésange bleue courante dans l’hexagone. Certains vont peut-être vouloir prétendre que la mésange française est plus belle.  Pas pantoutte, c’est la notre la plus jolie…

     

     

  • Si si, c’est vrai. Avec les fous.

    Non, pas les fous d’allah, avec les fous de bassan.

    Il faut dire que tout ce qui se passe en ce moment me donne envie de penser à autre chose.

    Alors, j’ai trié de photos, je suis tombé sur celles des fous de bassan de Gaspésie.

    Et ça m’a donné envie de faire un livre (nan, pas un coran) un livre avec Lightroom.

    Et en sélectionnant, je me suis dis « pourquoi pas en faire profiter mon blog » c’est pas fou, pas vrai?

     

    C’est vrai, en les regardant bien, parfois, ils ont l’air un peu fous. Non?

    « La télévision ne rend fou que ceux qui le sont déjà un peu. »

    Jacques Chancel

     

    Bonne semaine à toutes et tous

  • _MG_0350

    Je me suis bien amusé à lire vos suppositions.

    Expliquons.

    On voit de l’eau, des bulles qui forment des dessins particuliers.

    Au bout de l’île de la visitation il y a une retenue d’eau.  À une des extrémités, il y a un belvédère. Au pied de ce belvédère, lorsque l’eau est haute, il se forme ce que les savoyards appellent une gouille.  Avec le phénomène, déjà décrit icitte, les bulles photographiées de haut  forment ces dessins.

    Il ne manque plus que des canetons qui batifolent dans les bulles et vous avez l’explication des lignes qui vont divaguent.

    _MG_0377

     

     

    _MG_0355

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Ah, on en fait des trouvailles en mettant de l’ordre dans le disque dur. non?

  • Un jour après des événements dont l’horreur est difficile à qualifier,
    alors que les réseaux sociaux continuent d’exploser, j’ai: envie de partager ça avec vous.

    Envie de partager ça avec vous le dessin d’un caricaturiste algérien. Dilem.

     

    Envie de partager ça avec vous une citation de Wolinski:
    Je suis un con, mais quand je vois ce que les gens intelligents ont fait du monde…

    Charlie Hebdo, après Kara-kiri c’est une partie de notre culture. Un humour décapant. Libre.
    Savoir que cette lueur d’indépendance est éteinte avec ceux qui en étaient l’âme est difficile à admettre.

    Bonne journée quand même à toutes et à tous. excepté à deux assassins, à ceux là, je souhaite des heures d’angoisse, de terreur et de doute.

  • C’est selon les goûts de chacun. Il y en a qui bravent le frette et vont quand même faire un tour déhors (icitte on entend souvent dire déhors au lieu de dehors. Ça fait partie de ces singularités de la langue). Généralement ces courageux rentrent vite.

    J’en connais qui  cocoonent  et essayent de faire son pain en paresseux. La recette c’est là: http://www.conardsconfits.com/2007/07/11/le-pain-du-boulanger-paresseux/.  Il était bon ton pain Réal?

    Beaucoup par ce froid doivent rester au chaud à ne rien faire.  Mais c’est difficile de bien rien faire.  Ne rien faire et le faire bien ce rien, c’est un art.

    Personnellement,  j’en profite du froid pour faire de l’ordre dans mes photos dans le disque dur.  J’ai la maladie de ne pas faire un tri directement après les prises de vue. Résultat, j’entasse, j’entasse.  Et là, j’ai décidé, je trie, je jette, je compare, je déplace. Tout un travail et une source de trouvailles.

    J’ai ressorti deux images, et ça m’a donné envie de vous faire marcher les neurones. C’est important, même par grand froid d’entretenir son corps et spécialement son cerveau.  Alors voilà. Qu’est-ce que représentent ces deux photos (Réal, toi, tu dois savoir, alors tu dis rien.. merci)

    _MG_0350 _MG_0351

     

     

     

     

    Les images sont cliquables. (C’est bon aussi pour la gymnastique de l’index)

    Alors, Kesse?
    Bonne journée à toutes et tous