• Ne cherchez pas dans votre grand ou petit Larousse, ni dans wikipédia la signification de glaglapotis. Ça n’y figure pas encore. Mais comme je suis de ceux qui pensent qu’une langue évolue,  peut-être qu’un jour….

    Le glaglapotis est le clapotis par grand froid.

    Au bord de la rivière des prairies, près du bistrot de l’île de la Visitation, dès que la température descend en dessous de 0° Celsius (je n’utilise pas le ° Farenheit en hiver. 32°f, ça ne paraît pas aussi frette que 0°C) l’eau s’accroche à des branches, des pierres qui sortent de l’eau.  L’eau gèle (l’est pas la seule..) et élabore de belles structures.  Le courant de la rivière sous la glace, avec la lumière crée des images changeantes. J’aime beaucoup ça.

    Finalement, le froid, l’hiver, ça a son charme.

    Oh bien sur,  pouvoir photographier ce genre de choses en Floride, ce serait le rêve. Non?

    Bonne journée à toutes et tous.

     

     

  • C’est une évidence.  Le photographe est vivant et animal, un peu (C’est pas vrai?) il est donc influencé par les rythmes des saisons.

    En été, il sort plus tôt et photographie beaucoup les fleurs et certaines sortes d’oiseaux.

    En hiver, il sort moins,  plus tard, et va photographier de la glace (pas de la crème glacée, de la glace) et d’ autres types d’oiseaux.

    L’hiver, c’est là, que l’on voit plus facilement les roselins, les sizerins et autres juncos.

    Tous les ans, ou presque j’ai plaisir à les photographier.  Arriver à les avoir nets quand l’autofocus s’arrache les cheveux , c’est un vrai challenge, d’autant que le froid ne les fige pas. Junco hyemalis est le plus difficile à « prendre », il passe son temps à terre et dans les taillis.

    Bon dimanche à toutes et tous

  • Aujourd’hui, je vais raconter une histoire qui sort un peu du cadre.
    Une histoire qui sort de l’ordinaire photographique. Une histoire de fenêtres.

    Il y quelques années, en allant à Québec, je me suis arrêté, pour aller faire des photos chez un antiquaire. À l’arrière, il y avait des tonnes de vieilles choses, dont des châssis:

    IMG_4970_2

     

     

    IMG_4970

     

     

     

    (cliquez)

    Je ne sais pas trop pourquoi. ces fenêtres m’ont attiré. Peut-être pour avoir trop écouter Jacques Brel. Toujours est-il que j’ai acheté une.
    J’avais envisagé de m’en servir comme cadre multiple pour des photos.Mais comme souvent, l’idée comme la croisée a fini au garage.

    Puis, un jour, je suis retombé sur ma fenêtre. Elle n’avait pas vu le jour pendant longtemps. Je me sentais presque coupable.
    C’est vrai que nous sommes tous indifférents à ces carreaux qui nous entourent.
    Et pourtant, pourrions nous vivre sans?
    Les fenêtres nous isolent, nous protègent, et nous, nous les ignorons.
    Notre regard les traverse sans même les voir. Comme si elles n’existaient pas.

    Si elles nous parlaient, elles n’auraient pas de réponse.

    Alors, peut-être pour avoir moins  mauvaise conscience d’avoir séparé ma fenêtre des ses copines de chez l’antiquaire et de l’avoir oubliée dans la cave, j’ai décidé de lui faire prendre l’air. Je l’ai emmenée faire un tour.

     

    Si vous êtes tentés par la même expérience, aller faire prendre l’air à une vieille fenêtre, attendez vous à des réactions.  Ce n’est pas tous les jours que l’on peut voir quelqu’un se balader avec une fenêtre sous le bras.. Les regards des gens, c’est hilarant.  Un passant m’a même demandé avec un air bizarre « vous êtes sur que ça va? ». Je crois bien qu’il m’avait pris pour un fou….
    « Les fenêtres murmurent
    Quand tombent en chevelure
    Les pluies de la froidure
    Qui mouillent les adieux. » Jacques Brel, Les fenêtres

    Bonne fin de semaine à toutes et tous

  •  

    Psaume 123 :

    « Cantique des montées. J’élève mes yeux vers toi, ô toi qui siège dans les cieux! Comme l’oeil du serviteur est fixé sur la main de son maître, et l’oeil de la servante sur la main de sa maîtresse« .

    Une cris mystique atteint un photographe amateur?
    Non non, pas pantoutte.

    Mais impossible de déambuler dans Homa sans se casser le nez sur une église et faire lever l’objectif au ciel.. (ou si vous préférez « se casser l’objectif sur une église et lever le nez au ciel)

    À propos des églises de Montréal, trois choses m’ont toujours impressionné.
    Leur nombre:

    il est tel que Mark Twain, lors d’un voyage à Montréal en décembre 1881 (il a dû trouver ça frette en o…e (pour remplacer les . il suffit de penser à la communion, comme c’est un blasphème, je veux pas risquer des représailles… on sait jamais))

    Je disais donc, parce que naturellement vous avez perdu le fil, Mark Twain en décembre 1881 aurait écrit : « C’est la première fois que je suis dans une ville où il serait impossible de lancer une brique sans briser la fenêtre d’une église ».

    Il y en a tant et malgré les appels du « très haut » très bas dans ce cas ci-dessous:

    IMG_0028
    les églises  se vident. Certaines sont transformées en locaux d’habitations, ou si vous préférez en condos.
    Le noms des églises est souvent aussi surprenant.
    Celles dont vous avez les photos plus haut, c’est Église du Très-Saint-Nom-de-Jésus.
    Ça fait pompeux un peu, je trouve.
    Sans doute pour encore plus impressionner le bon peuple.
    Sur Wikipedia, vous pouvez trouver la liste des églises. Avec des noms amusants.
    J’ai cliqué sur Sainte Cunégonde. Gamin, avec des copains et copines, on s’était rebaptisés avec des noms comme ça.
    Je ne me souviens plus, si j’étais Cunégonde ou Pétronille)
    En cliquand pour sur église sainte-cunégonde, j’ai eu une surprise.
    Wiki écrit:
    « L’article Église Sainte-Cunégonde n’existe pas encore. Comment faire pour le créer »
    Mais c’est la taille des églises qui m’impressionne le plus. On croirait que plus le quartier est pauvre, plus l’église est grande.

    Étonnant, n’est-il pas?

    J’avais envie d’aller faire des photos à l’intérieur, mais pas possible. Elles sont souvent fermées, surtout la nuit.  Normal, faudrait pas que des sans-abris viennent y dormir.

     

    Qu’en pensez vous?

    Bonne journée à toutes et tous

  • J’aime bien me balader sans but précis dans un quartier de la ville.  Ce quartier c’est Hochelaga-Maisonneuve. Il a été à une époque le quartier ouvrier francophone de la ville. Il est aujourd’hui des quartiers les plus pauvres de Montréal. Le revenu moyen par ménage est presque cinq fois moins élevé que celui du quartier le plus riche (Westmount).  Aujourd’hui, de nouveaux habitants viennent changer un peu le visage du quartier.  Ce sont les nouveaux habitants qui ont choisi de l’appeler. Homa (Hochelaga-Maisonneuve)

    C’est un endroit que je trouve vivant.

     

    Homa, c’est  aussi un endroit où il peut t’arriver des choses amusantes.

    -J’étais  à photographier le dépanneur fermé, quand une dame âgée, tirant son chariot à commissions s’est arrêtée près de moi. Elle a sorti une cigarette (sans doute une « à plumes ») l’a allumée en me regardant. En soufflant sa première bouffée, elle m’a demandé:

    « vous connaissez Duplessis »?

    Pour ne pas avoir l’air trop « habitant » je lui ai répondu « je me souviens ».

    Et elle a continué:

    « lui il avait rien volé, z’ont dû se cotiser pour payer ses funérailles »…

    Il m’a fallu un moment pour comprendre que les mouvements syndicaux de la police de Montréal ne touchent pas que ceux qui sont visés par les affiches sur les autos:

     

    -Quelques minutes après avoir laissé la brave madame, une autre est venue au devant de moi.

    « tu peux tu venir aider mon chum à rentrer un meuble dans son char? »

    Ça ne me tentait pas trop, mais je me suis quand même dirigé vers une vieille mini-van à l’arrière de laquelle un type malingre et sans âge attendait à coté d’un meuble à tiroir.

    Je n’ai pas eu le temps d’arriver qu’un passant s’est adressé à celui qui attendait de l’aide

    « La madame, elle te l’a tu donné le meuble? »

    L’autre n’a pas répondu.

    « C’est pas parce qu’il est sur le bord de la rue, qu’il est à tout le monde »..

    Là j’ai compris que pour un peu j’étais complice d’un vol…

    Ah, il s’en passe des choses dans Homa.

    Bon dimanche à toutes et tous.

     

  • Bon, la SSJB va sans réprouver ce titre. Une provocation pour eux.

    No matter.

    En visitant le site d’une photographe, je suis tombé sur une image, que j’ai eu envie de « détourner », parce qu’en voyant cette image, j’ai imaginé ce qu’il lui racontait à l’oreille:

    histoirescoch

     

     

     

     

    Le photographe en question, c’est Michel Vanden Eeckhoudt. Il photographie en noir et blanc. Et les animaux sont souvent présents dans ses images.

    Il y a souvent de l’humour dans ses photos:

     

    Souvent de l’humour en noir et blanc.

     

     

    Et parfois ses images deviennent  noires:

     

    Très noires:

     

    Le magazine Suisse Le temps.ch lui consacre souvent des articles et le questionne:

    « Le Temps: Il y a comme un choc entre la forme très maîtrisée de vos images et un contenu souvent drôle ou absurde. Pourquoi?

    Michel Vanden Eeckhoudt: J’aime l’humour, il me semble être un ingrédient indispensable à la majorité des créations. Je parle d’un humour de qualité, c’est-à-dire dans lequel il y a du tragique. C’est cela, le doux-amer; chaque instant a deux facettes. On finit par danser sur les tables à la fin d’un enterrement, ou par se taper sur la gueule à la fin d’un mariage.

    – Pourquoi cet attrait pour les animaux?

    – Mon père était professeur de biologie, j’ai grandi entouré de bocaux de mygales. J’ai eu des enfants très jeune, à l’âge de 23 ans, ce qui m’interdisait les grands reportages à l’étranger que faisaient mes collègues. J’ai été condamné aux petites histoires. Mais je ne trouve pas amoindrissant de s’intéresser aux animaux. »

    Moi, il ne me laisse jamais indifférent. Vous pouvez voir sa page ici:

    http://www.agencevu.com/photographers/photographer.php?id=83

    Bon week-end… (oui, oui, je sais, la SSJB et l’OQLF vont chialer)

     

  • À force de fouiller dans une boite pleine de vieux négatifs, j’en suis venu à me poser une question.

    Quelqu’un m’a dit une fois, sur le blogue, « tu t’en poses trop des questions ». C’est vrai, je me pose souvent des questions. Mais ça c’est quand je suis occupé à des choses répétitives qui n’occupent pas mon cerveau.
    J’étais occupé à photographier de vieux négatifs, et je me suis posé la question suivante:

    L’aspect ancien d’une chose renforce t-il la sensation de passé?

    IMG_9785

    Si je lis une vieille lettre sur son support d’origine, est-ce que les mots
    auront la même ancienneté que si je lis le texte réécrit sur un écran d’ordinateur?

    Si je regarde une photo vieille de passé soixante ans, j’ai la sensation du temps qui a passé.

    Aujourd’hui, avec les techniques numériques, on peut imaginer que les images vont traverser le temps sans vieillir matériellement. Quand mes enfants auront passé soixante dix ans, vont ils avoir la même sensation de temps passé en voyant des photos d’eux restées nettes et intactes?

    J’ai trouvé un bout de texte qui parle de nostalgie et de vieilles choses.

    C’est dans « À la recherche du temps perdu. »

    « Et ma grand’mère les avait achetés de préférence à d’autres comme elle eût loué plus volontiers une propriété où il y aurait eu un pigeonnier gothique ou quelqu’une de ces vieilles choses qui exercent sur l’esprit une heureuse influence en lui
    donnant la nostalgie d’impossibles voyages dans le temps. »
    Marcel Proust, du coté de chez Swann.

    Qu’en pensez vous?

    Pour ceux qui sont interessés par la technique:
    Il est possible de photographier des vieux négatifs avec un simple numérique.
    Il suffit de trouver un moyen de l’éclairer par derrière. J’utilise la tête d’un vieil agrandisseur.
    En utilisant un mode macro on peut facilement obtenir des fichiers de plusieurs méga-pixels.

    Beaucoup de logiciels photo proposent des réglages automatiques pour passer de l’image négative à l’image positive. Mais pour ceux qui se servent (comme moi) de Lightroom c’est moins automatique, mais faisable.

    Lorsqu’un image positive est ouverte dans LR, la courbe des tonalités à droite, a l’allure comme ci dessous. (courbe à gauche en bas, et le contraire à droite):

    neg1

     

    Lorsque j’ouvre un fichier « négatif », la courbe  a la même apparence:

    neg2

     

     

     

     

     

     

     

    Il suffit d’inverser la courbe des tonalités en se servant de la souris:

    neg3

     

     

     

     

     

     

     

    Côté gauche, puis côté droit. ( où l’inverse selon vos convictions politiques..)

    neg4

     

     

     

     

     

     

     

    Une fois terminé, il est possible d’enregistrer cette courbe « personnalisée » , (j’ai appelé ça négatif) pour pouvoir l’utiliser plus facilement par la suite.

    neg5

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    L’image positive obtenue est en couleur et apparaît bleutée:

    IMG_9785-2

     

     

     

     

     

     

     

     

    Il n’y a plus qu’à  jouer avec la saturation et les réglages pour obtenir « une de ces vieilles choses qui exercent sur l’esprit une heureuse influence en lui donnant la nostalgie d’impossibles voyages dans le temps ».

    Votre avis est le bienvenu.

    Bonne journée à toutes et tous

     

  • Que préférez vous?

    Horizontal ou vertical?

    IMG_9968 IMG_9969

     

     

     

    Bonne journée à toutes et tous

     

     

     

     

     

     

     

  • C’est un peu  nul comme titre, non?

    Des chemins dans des labours, des flaques d’eau, un peu de froid et la nature se laisse aller à des graphiques fantastiques, pour le plus grand plaisir du photographe.

    Certains prétendent que la nature a horreur de la ligne droite.

    Qu’en pensez vous?

    Bon dimanche à toutes et tous

     

     

  • « J’ai le coeur pris dans les barbelés ».

    J’avais pensé titrer: « J’ai le fond de pantalon pris dans les barbelés »

    Mais j’ai renoncé. Je trouve que le coeur, ça fait  plus poétique. Pas vrai?

     

    J’aime bien les barbelés. En photographie, ça change des mésanges et des jolies fleurs (Une jolie fleur dans une peau de vache,Une jolie vache déguisée en fleur)

    Photographier les barbelés! Joseph Glidden n’imaginait sans doute pas que son invention allait aussi donner un sujet  de photo cent cinquante ans plus tard.

    Bonne fin de semaine à toutes et tous.

     

  • L’art abstrait, qu’est-ce c’est?

    Vous savez, vous, ce qu’est l’art abstrait?

    Moi, pas. Je n’ai toujours pas compris.

    Oh, j’ai lu, à propos de l’art abstrait. Sur Wikipédia,  même dans le Journal de Montréal.
    Ça doit être trop abstrait pour que je comprenne.

    Oui, j’ai lu, et aussi je me renseigne.
    J’en parle, je pose des questions autour de moi.
    Tenez, lui, par exemple, je lui ai posé la question.

    IMG_7208

     

     

     

    « dis moi, porcinet, tu sais ce que c’est l’art abstrait? »
    Il a paru franchement contrarié pour ne pas dire plus et m’a répondu..

    « tu me parles à moi?, de lard abstrait? Tu me niaises tu, toué là? »

    Me suis demandé si c’était du l’art ou du cochon..

    Ça fait que finalement, l’art abstrait, je sais toujours pas et c’est pas ça qui va m’empêcher de faire des photos.

    Concrètement, vous les trouvez comment, celles là?

    Bonne journée à toutes et tous.

  • Wikipédia dit:

    « Une léproserie (ladrerie, maladrerie ou maladière) est un lieu d’isolement et de prise en charge des malades de la lèpre.

    On les trouvait au bord des routes et leurs chapelles étaient souvent dédiées à saint Lazare ou à Marie-Madeleine.

    Au Canada, certains lazarets étaient isolés sur des îles : l’île de Sheldrake (1844-1848) au Nouveau-Brunswick, puis l’île d’Arcy (1891-1924) et l’île de Bentinck (1924-1957) en Colombie-Britannique. Le lazaret de Tracadie(1849-1965) a remplacé celui de l’île de Sheldrake.

    La léproserie de Fontilles en Espagne héberge toujours une quarantaine de patients. »

    En me promenant dans les bois du parc Chartrand à Longueuil, je suis tombé sur un endroit bizarre.  Un endroit où semblaient regroupés des arbres malades.

    C’est ce qui m’a fait penser aux léproseries.

    Mais on n’isole pas les arbres malades. À moins que la nature s’en charge.

    Avez vous déjà vu ça?

    Bonne journée à toutes et tous.

    ps, à celles et ceux qui s’intéressent à la météo.. Ici il neige.