Combien de photos faites vous dans une année?

Drôle de question, ne trouvez vous pas?
Vous êtes vous déjà posé cette question?
Avec nos merveilleux appareils numériques, « shooter » comme disent nos amis anglophones ou snobs, est tellement facile. Les cartes mémoires peuvent en prendre et en prendre.  Mais à la fin, que deviennent ces images? Souvent, c’est le cas pour moi, elles finissent dans un disque dur. Elles s’entassent. Il me prend parfois des velléités de « faire une grande putze » là dedans. Mais cette intention est toujours suivie d’une crise de procrastination. Trier toutes ces photos, ne garder que les vraiment bonnes, c’est comme le nettoyage des écuries du roi Augias.
En plus de dix ans, j’ai stocké plus de 70 000 photos.

Un artiste expose en ce moment à Sherbrooke, dans les cantons de l’Est. Le thème de l’expo, c’est « mémoires »

Il dit : « « À trop avoir d’images, finalement, c’est comme si on en avait pas. Il y en a tellement qu’on s’y perd, elles n’ont presque plus de sens. C’est ce que je voulais démontrer », explique Roberto Pellegrinuzzi. » Partant de cette idée, l’artiste décide de créer une oeuvre qui va symboliser la masse des photos que l’on prend. Pendant 16 mois, à raison de 600 photos par jour,il amasse 275 000 photos. Et ça donne cette oeuvre:
MÉMOIRES, Roberto Pellegrinuzzi

Étonnant, n’est-ce pas?

Remarquez, entasser des photos dans un disque et parfois y mettre le nez, ça permet parfois de bons éclats de rire. Je suis en train de sélectionner des photos pour un projet de livre sur ma vision de la ville de Montréal et les gens qui y vivent. Je suis tombé sur une photo qui date de plus de dix ans et qui agrandie m’a bien fait rire.

Il paraît que bien des femmes se posent des questions à propos des dessous des hommes qui portent un kilt. Et bien, révélation, certains portent des dessous blindés… la preuve:
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Étonnant, n’est-ce pas?

Si vous désirez en savoir plus sur cet artiste atteint de déclenchomanie, c’est icitte.

Bonne fin de semaine à toutes et tous

Je l’ai enfin feuilleté, ce livre.

Il y a pas mal de temps, une amie m’a demandé mon aide.  Elle voulait faire un livre avec des photos.  Jusque là, il n’y avait rien de bien particulier.  Sauf que le projet en lui même était tout sauf banal.

Je vous raconte en utilisant une partie de la préface du bouquin:

 » Le trois septembre 2011, la vie de Steve Skyrie a basculé. Au cours d’une promenade routinière avec sa femme au parc de Nose Hill (Calgary), pour faire courir leurs deux Grands Danois, Steve s’est soudain effondré, victime d’une crise d’épilepsie et de convulsions qui ne semblaient pas vouloir finir. Panique. Ambulance. Hôpital. Scan. IRM. Quelques heures seulement pour que le diagnostic tombe comme un couperet : tumeur au cerveau ! Chirurgie. C’est encore pire qu’anticipé : la tumeur est un glioblastome de stade IV, et la durée de survie moyenne est estimée à 14 mois après le diagnostic.

Dans les derniers jours de l’année 2011, après avoir subi six semaines de radiothérapie et de chimiothérapie orale combinées, en continuant à prendre un grand nombre de médicaments chaque jour, Steve se donne un défi. Comme il est passionné de photographie, il prendra une photo par jour pendant l’année 2012, soit 366 photos puisqu’il s’agit d’une année bissextile. »

Steve a, malgré la maladie, mené à bien son défi.  Il avait confié à une de ses proches(Colette Dubuisson) qu’il souhaitait regrouper les 366 photos dans un livre.
Dans la préface, Colette écrit :

« Steve est décédé le 22 septembre 2013. Ce livre était son projet, mais il n’a pas eu le temps de le mener à bien. Je lui avais promis de prendre la relève, de traduire les commentaires et de faire la mise en page. J’ai eu besoin d’aide, mais ma mission est accomplie. »

Cela a pris pas mal de temps( 366 photos, 231 pages) pour mener à terme ce projet. C’est fait.

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C’est avec un  plaisir, et une émotion que j’ai pu feuilleter, ce livre:

En travaillant à ce livre, l’idée est venue d’aller plus loin. L’année 2016 est une autre année bissextile.  Nous allons en profiter.

Et d’ici le 1 janvier 2016,  je vous en reparlerai.

Bonne journée à toutes et tous

Encore quelques images de l’exposition « dans l’atelier de Rodin » au musée des beaux-arts.

Vous n’aviez pas tout vu.Il m’en reste encore quelques unes. Ce seront les dernières de cette exposition marquante.

Ce fut une expérience marquante pour moi. Voir de près des œuvres de ce génial artiste c’est impressionnant. Tenter de rendre la puissance de ces sculptures dans un contexte difficile. Lumières, reflets, visiteurs, ça a été un exercice que j’ai hâte de pouvoir refaire.

Bonne fin de semaine à toutes et tous,et n’oubliez pas, l’heure d’été, c’est fini pour les « cousins » français..

Je ne pensais pas rencontrer un draveur dans le parc de la rivière du nord à St Jérome

J’ai arpenté souvent les sentiers du parc de la rivière du nord. À moins d’une heure de Montréal, c’est un parc que j’aime beaucoup.  J’aime tous ses sentiers y compris celui du draveur.

On fait parfois de curieuses rencontres au long de ces chemins.  L’autre jour par exemple, un pêcheur à la mouche était là, bien que la saison soit fermée..

Un peu plus loin, une femme assise sur un banc lisait (non, non, pas sur une tablette…)

Mais celui que je ne croyais jamais voir là, c’est le draveur. Cramponné à sa perche, juché sur le tas de bois:

Mais, j’y songe, beaucoup doivent se demander ce qu’est un draveur?

Le draveur (raftman, en anglais ( vous allez comprendre le rapport avec rafting » est un bûcheron canadien qui à la fonte des lacs, généralement en mai, utilisait les rivières pour acheminer le bois abattu à la pulperie (je vous laisse trouver ce que veut dire pulperie).

C’était un métier très dangereux. En équilibre sur  des troncs, le draveur se servait d’une perche pour débloquer l’embâcle.

Photo www. toucherdubois. ca
Photo www. toucherdubois. ca

Si ça vous tente d’en savoir plus sur ce métier disparu, prenez le temps de regarder la vidéo qui provient de l’ONF Office national du film.

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Cliquez sur l’image.

Bonne journée à toutes et tous, draveurs ou pas.

Y aurait-il des points communs entre l’être humain et les feuilles des arbres?

Ah, là, j’en vois qui se grattent la tête pour trouver des ressemblances..
D’autres qui se demandent ce que j’ai pu fumer…
Et d’autres enfin, qui se disent « le pauvre… »

Et pourtant.
Non, bien sur, les feuilles des arbres ne font pas l’amour pour se reproduire( enfin, je dis ça, mais j’ai jamais vraiment regardé).
Les feuilles des arbres ne se prennent pas la tête pour une place de parc perdue (enfin, je crois…)

Mais, mais, il y a quand même une similitude. Les grandes tendances.
Vous voyez de quoi je veux parler?
Non?
Bon, je prend un exemple.
La mode du téléphone cellulaire et la chute des feuilles mortes en automne.
Il y a celles qui craquent très tôt, les précurseurs (vous savez si on dit les précurseuses?)

       

 

Il y a celles qui ne se décident pas à suivre la mode, qui hésitent..

 

Et puis celles qui finissent par faire comme tout le monde:

 

Et puis enfin, il y a celles qui avaient pensé que faire comme tout le monde, finalement, c’est correct et qui au dernier moment ont décidé de changer d’avis.  Les feuilles qui décident de  ne pas finir par terre…

C’est bizarre, les trucs qui me viennent en tête quand je me promène et que je fais des photos.  Ça vous arrive aussi?  Ça s’soigne, vous croyez??

Bonne journée à toutes et tous.